HELLO AMERICA
NICOLAS BIGARDS
Création
8 > 21 JUIN 2009
lundi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30, relâche mercredi, jeudi
Salle Oleg Efremov

Chroniques du bord de scène,
saison 2
HELLO AMERICA

Conception, réalisation
Nicolas Bigards, Chantal de la Coste

Scénographie, images

Chantal de La Coste

Lumières
Pierre Setbon
Son, dispositif vidéo
Etienne Dusard
Musique Théo Hakola
Conseiller littéraire
Evelyne PieillerDramaturge Christiane Boy
Assistante à la mise en scène Daisy Body

du 8 au 21 juin 2009
avec Raphaèle Bouchard, Clément Bresson, Noémie Dujardin,  Théo Hakola, Aurélia Petit, Sébastien Pouderoux

à l'Automne 2009
avec Raphaèle Bouchard, Clément Bresson,  Noémie Dujardin, Théo Hakola, Judith Henry, Sébastien Pouderoux

Production
MC93 Bobigny

avec le soutien du
Conseil Régional d’Ile-de-France
avec La participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec le soutien de la SPEDIDAM

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Informations utiles
Durée 1 h 20
 
  TARIFS : 10 € et 5 €
 
Télécharger (format PDF) :
xx Le dossier de présentation
La fiche spectacle
Le plan d'accès
 
Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
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v tonelli
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© ArtComArt / Victor Tonelli
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autour du spectacle
chroniques
Des compléments sur ces chroniques
Dans la presse
xx Sur les quais de la scène, quelques chroniques américaines... lire la suite
par Sylvain André, le 1 juin 2009.
xx Mes états d'Amérique. Questionneur inépuisable de Roland Barthes en 2007, Nicolas Bigards redessine ses Chroniques du bord de scène et interroge nos rêves et cauchemars à la lumière du roman noir. Mariam Diop, Bonjour Bobigny, 5 juin 2009.
xx Théo Hakola and the Wobby Ashes. A nous Paris, 15 juin 2009.
A partir du 14 mars Tous les samedis à 15 h, Nicolas Bigards, metteur en scène et dramaturge, anime un atelier d’écriture, qui s’inspire du roman noir américain.
L'atelier s'inscrit dans le cadre des Chroniques du bord de scène saison 2 : HELLO AMERICA mis en scène par Nicolas Bigards du 8 au 21 juin
Bibliothèque Elsa Triolet -  4 rue de l’Union, à Bobigny - Renseignements, inscriptions au 01 48 95 20 56

RENCONTRES : MON AMERIQUE A MOI
Evelyne Pieiller et Nicolas Bigards invitent Jerome Charyn, Theo Hakola et Marc Villard, ainsi que Jake Lamar à nous parler de leur Amérique. Ces rencontres sont avant tout l’occasion pour nous d’en savoir plus sur « notre Amérique », celle que l’on s’est forgée à coup de musiques, de films, de lectures. Un dialogue entre des français qui ont la tête en Amérique et des Américains qui ont les pieds en France

entrée libre
réservation obligatoire au 01 41 60 72 72 ou reservation@mc93.com

x avec Marc Villard
Samedi 14 mars à 17 h
x avec Jérôme Charyn
Samedi 21 mars à 17 h
x avec Théo Hakola, Jake Lamar et Nicolas Bigards
Samedi 28 mars à 17 h
le metteur en scène

Et si, au moins pour un temps, on essayait de s'y prendre autrement. Adopter un autre régime,  une autre vitesse, une autre forme. 
L'expérience que nous avons menée en 2007 autour des questions de Roland Barthes nous a obligé à repenser l'espace-temps théâtral comme autant de fragments d'un lieu à reconstruire par un public lui-même appelé à y revenir. Un goût de la chronique est née de ses rendez-vous où le suspens de la question répétée incite la sensibilité à se révéler progressivement avec la tenuité des riens du monde. De cette écriture que Barthes identifiait à une « forme douce » s'est imposé à nous un autre dispositif scénique :
Qu'est-ce que serait une forme douce au théâtre ? Le principe même de la chronique est qu'elle accueille un temps subjectif qui s'écrit au dernier moment à partir des intensités d'une topographie sensible. Ni journalistiques, ni documentaires, elles invitent à resaisir ce qui ne va pas,  à contre-courant d'une grille de sens globale jusqu'à, enfin, sentir le rythme de notre monde.

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jackie bablet
hello america
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© Jakie Bablet
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QU’EST-CE QUE SONT LES CHRONIQUES DU BORD DE SCENE ?

Les Chroniques sont un processus de création singulier, sur le temps d’une saison, réunissant, autour d’un projet initié par Nicolas Bigards, une équipe artistique, les permanents du théâtre et le public à une réflexion commune.
Depuis Barthes le Questionneur, en 2007, s’est imposé à nous une autre façon d’habiter un théâtre, et pour le théâtre d’habiter une ville. C’est ainsi que sont nées Les Chroniques du bord de scène en 2008, de la nécessité de trouver un autre régime de rencontre avec le public, une autre manière d’interroger la scène.
Cela donne plusieurs spectacles, des conférences, des lectures, des répétitions publiques, des ateliers, c’est l’ensemble qui constituera « les chroniques ». Le processus n’est pas figé, il évolue, au gré des questions, des rencontres. Nous essayons de faire en sorte que cela soit le processus artistique qui détermine les moyens mis en œuvre, et non l’inverse. Rien n’est fixé d’avance. Ces chroniques permettent ainsi une grande réactivité, en prise directe avec les considérations et l’état d’avancé de nos réflexions, de nos sensibilités.
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LES CHRONIQUES,
CE SONT DONC
un questionnement sur notre monde, notre société à travers ses «mythologie». Nous interrogeons de manière sensible et poétique notre environnement, ce qui forge nos représentations, nos fantasmes.
des « petites formes », résultats de ce questionnement, répétées en peu de jours, jouées pour quelques représentations, et qui, à la manière d’une chronique, revient tout au long de la saison de manière récurrente, et à chaque fois différente.
une équipe constituée d’acteurs, de non-acteurs, de scénographe, de musicien, d’écrivain ainsi que l’ensemble des permanents du théâtre. L’équipe du théâtre est impliquée dans le processus artistique. C’est donc une volonté conjointe d’un théâtre et d’un metteur en scène de se donner un espace de travail et de réflexion différent.
- un rendez-vous singulier avec le public, en associant des habitants sous forme d’atelier ou de rencontre, se concrétisant ensuite par leur intervention lors de ces chroniques. Ils sont partie prenante du travail de réflexion et d’élaboration.
un questionnement sur l’espace et le temps du travail théâtral, en proposant des expériences sensibles aux spectateurs.
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L'ESPACE
Au cours du travail, nous est apparu une évidence. La « forme douce », la chronique impose une nouvelle écriture scénique. Nous devons faire une proposition qui permette une écoute particulière. Il s’agit d’inventer un espace propre à la forme littéraire. Un espace qui se réinvente à chaque proposition textuelle, qui prenne en charge une forme propre.
L’espace traditionnel, frontal, ne lui convient guère. L’écoute devient fixe et exclusive, crispée sur des objets intellectuels. « Ne vous est-il arrivé, lisant un livre, de vous arrêter sans cesse dans votre lecture, non par désintérêt, mais au contraire par afflux d’idées, d’excitations, d’associations ? En un mot, ne vous est-il pas arrivé de lire en levant la tête ? ». La réponse nous semble résider dans cette question de Roland Barthes. Inviter le spectateur à lever la tête, à se laisser dériver durant la représentation.
Mais dans quel espace ?
Comment répondre à l’écriture en fragment, à l’écriture « douce » ? Peut-être de manière très analogique, par un espace en fragment. Les spectateurs iraient d’un espace à l’autre, d’espace clos en espace clos. Une déambulation ? Une balade ? Une dérive ? Les fragments posés ainsi les uns contre les autres finiraient par produire une forme dont pourrait disposer le spectateur. Mais il faut à ces fragments une disposition adéquate, pour qu’il y ait du jeu entre eux, pour qu’ils travaillent entre eux, c’est-à-dire à la fois “entre soi”, mais aussi de l’un à l’autre. Ils sont à la fois fermés (plein d’un sens qui se suffit à eux-mêmes) et ouverts. Nous devons créer des espaces qui soient en même temps clos et ouvert.
Un espace acoustique.
C’est aussi par le son que cela doit passer, et donc par les sens, tous les sens. Peut-être travailler sur une disjonction du regard et de l’écoute pour retrouver de l’interruption et du court-circuit. Ne pas donner à « voir » le texte tout de suite, juste à l’entendre. Ménager un état. Parole de l’intime, une voix intérieure. Il faut que ça « moire » pour reprendre une expression de Barthes. Il faut que l’on puisse donner à voir sans montrer, que le décor “bâille” pour laisser deviner un corps, un geste, une action. L’endroit le plus érotique d’un corps n’est-il pas là où le vêtement bâille ? Rendre l’imagination aux spectateurs.
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HELLO AMERICA
Le grand ennemi de la vérité, ce n’est pas tant le mensonge – inventé, délibéré et malhonnête -, mais le mythe –permanent, convaincant et imaginaire. Trop souvent, nous nous accrochons aux clichés que nous ont légués nos ancêtres. Nous soumettons les faits à des interprétations préfabriquées. Nous sommes réconfortés par les opinions toutes faites qui présentent l’avantage de nous éviter de réfléchir.
John F. Kennedy
Après une première saison de ces Chroniques qui interrogeait les rapports fantasmatiques de la cité à ses faubourgs et qui nous avait conduit de Paris à Bobigny, le projet de la deuxième saison nous invite maintenant à traverser l’Atlantique et à revisiter le rêve Américain.
L’Amérique possède tous les éléments pour faire mythe : un récit fondateur, un peuple élu, ses prophètes, ses illusions, ses désenchantements. N’est-il pas le seul à avoir inscrit dans sa Déclaration d’Indépendance un inaliénable droit au bonheur : « pursuit of happiness » ?
Un mythe qui est devenu aussi un rêve, le rêve américain, ce rêve nourri de nos fantasmes et de nos clichés, suscitant à la fois fascination et répulsion, tenant en éveil notre imaginaire depuis deux siècles.
Avec cette nouvelle chronique, nous ferons une traversée de cette culture urbaine pour interroger la dernière usine à rêves qui libère à la chaîne des aspirations contradictoires.
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Nicolas Bigards
Le théâtre chez Nicolas Bigards est une histoire de rencontres, de rencontres avec des comédiens, des metteurs en scène, des auteurs. Il connaît son premier "choc" de théâtre en assistant à une représentation des Derniers jours de l’humanité de Karl Kraus mise en scène par Philippe Delaigue qui deviendra ensuite son professeur. Il lui mettra le pied à l'étrier en 1991 en lui faisant rencontrer Wladislaw Znorko qu'il assistera sur La Cité Cornu avec comme interprète Bruno Boeglin. Cette double rencontre achèvera son entrée en théâtre. Son intérêt pour la scène devient alors exclusif et il le pratique comme comédien et comme assistant à la mise en scène. Il effectue son service national comme objecteur de conscience à la MC93 Bobigny en 1995 avec Jean-François Peyret. Cette rencontre augurera une longue complicité, il sera son assistant à la mise en scène, assistanat devenant peu à peu une véritable collaboration artistique durant dix ans : La Génisse et le Pythagoricien-2002, Histoire naturelle de l'esprit, et Projection privée/Théâtre public.- Sur des poèmes d'Auden - 2000, Un Faust-Histoire naturelle - 1998, Traité des passions III (Traité des couleurs), Traité des passions II (Notes pour une pathétique)-1996, Traité des passions Descartes / Racine -1995. En 2001, il co-réalise avec Jean-François Peyret Le vol au-dessus de l'océan, pièce radiophonique de Bertolt Brecht et Turing Machine en 1999 à la MC93. En juillet 2005, ils organiseront ensemble Ce soir on improvise mais c'est cet après-midi série de lectures avec des scientifiques, des écrivains et des philosophes, d'ateliers et de rencontres à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon dans le cadre du Festival d'Avignon.
Enfin, le théâtre chez Nicolas Bigards est non seulement une histoire de rencontres mais aussi de fidélité, fidélité à un projet artistique, celui de la MC93. Patrick Sommier, partageant l'engouement de Nicolas Bigards pour Max Aub, lui a permis de créer Manuscrit corbeau en 2003. Puis, en 2006, la création française de Nothing Hurt de Falk Richter. Enfin, en 2007, c’est, avec Barthes le Questionneur que le projet artistique s’ancre sur la durée, se poursuivant avec Les Chroniques du bord de scène en 2008.

Chantal de La Coste Messelière
Après avoir assisté le scénographe Nicky Rieti sur plusieurs mises en scène par André Engel et Jean-François Peyret, Chantal de la Coste-Messelière signe depuis 1997 les costumes et la scénographie de nombreux spectacles avec notamment Lukas Hemleb, Gregory Motton, Gilbert Amy, André Engel, Philippe Manoury,... Avec Nicolas Bigards, elle signe la scénographie et les vidéos de Manuscrit corbeaude Max Aub et de Nothing Hurts de Falk Richter, les petites formes Barthes, le questionneur et Chroniques du bord de scène saison 1 à la MC93 Bobigny.
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A lire ou relire
René Crevel
Les pieds dans le plat Fayard
Sylvia Plath
Journaux Gallimard
Max Aub
Manuscrit corbeau
Mare Nostrum
Djuna Barnes
Les bois de la nuit Seuil
Ambrose Bierce
Le dictionnaire du Diable
Rivages Poche
Oscar Panizza
Le concile d'amour JJ Pauvert
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La tour d'amour
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Le réel et son double
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Sur la route Folio
Franz Kafka
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J.G. Ballard
Salut l'amérique Denoël
Richard Brautigan
La pêche à la truite en Amérique 10/18
Jack London
Le Talon de fer Phébus
Howard Zinn
Le XXe siècle américain - Une histoire populaire de 1890 à nos jours Agone
Greil Marcus
L'Amérique et ses prophètes Galaade Editions

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liens internet
Retrospective
Chroniques du bord de scène , 1
2 et 3 - Saison 1
Barthes, le questionneur
Autour de Barthes
B, le questionneur
Le site d'Agnes de Cayeux
Le site de Marc Villard
Le site de Jérôme Charyn
Le site de Théo Hakola
Le site de Jake Lamar
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