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HELLO AMERICA |
| NICOLAS BIGARDS |
| Création |
| 8 > 21 JUIN
2009 lundi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30, relâche mercredi, jeudi Salle Oleg Efremov |
Chroniques
du bord de scène, |
| Durée 1 h 20 | |
| TARIFS : 10 € et 5 € | |
| Télécharger (format PDF) : | |
| Le dossier de présentation | |
| La fiche spectacle | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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© ArtComArt
/ Victor Tonelli |
Des compléments sur ces chroniques |
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| Dans la presse | ||
| Sur les quais de la scène,
quelques chroniques américaines... lire la suite par Sylvain André, le 1 juin 2009. |
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| Mes états d'Amérique. Questionneur inépuisable de Roland Barthes en 2007, Nicolas Bigards redessine ses Chroniques du bord de scène et interroge nos rêves et cauchemars à la lumière du roman noir. Mariam Diop, Bonjour Bobigny, 5 juin 2009. | ||
| Théo Hakola and the Wobby Ashes. A nous Paris, 15 juin 2009. | ||
| A partir du 14 mars Tous
les samedis à 15 h, Nicolas Bigards, metteur en scène
et dramaturge, anime un atelier d’écriture, qui s’inspire
du roman noir américain. L'atelier s'inscrit dans le cadre des Chroniques du bord de scène saison 2 : HELLO AMERICA mis en scène par Nicolas Bigards du 8 au 21 juin Bibliothèque Elsa Triolet - 4 rue de l’Union, à Bobigny - Renseignements, inscriptions au 01 48 95 20 56 |
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RENCONTRES : MON
AMERIQUE A MOI |
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| avec Marc Villard Samedi 14 mars à 17 h |
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| avec Jérôme
Charyn Samedi 21 mars à 17 h |
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| avec Théo Hakola, Jake Lamar et Nicolas
Bigards Samedi 28 mars à 17 h |
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Et si, au moins pour un temps, on essayait de s'y prendre
autrement. Adopter un autre régime, une autre vitesse,
une autre forme. |
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© Jakie
Bablet |
QU’EST-CE
QUE SONT LES CHRONIQUES DU BORD DE SCENE ? |
Les Chroniques
sont un processus de création singulier, sur le temps d’une saison, réunissant,
autour d’un projet initié par Nicolas Bigards, une équipe
artistique, les permanents du théâtre et le public à une
réflexion commune. |
| Depuis Barthes
le Questionneur, en 2007, s’est imposé à nous
une autre façon
d’habiter un théâtre, et pour le théâtre
d’habiter une ville. C’est ainsi que sont nées
Les
Chroniques du bord de scène en 2008,
de la nécessité de
trouver un autre régime de rencontre avec le public, une autre
manière d’interroger la scène. Cela donne plusieurs spectacles, des conférences, des lectures, des répétitions publiques, des ateliers, c’est l’ensemble qui constituera « les chroniques ». Le processus n’est pas figé, il évolue, au gré des questions, des rencontres. Nous essayons de faire en sorte que cela soit le processus artistique qui détermine les moyens mis en œuvre, et non l’inverse. Rien n’est fixé d’avance. Ces chroniques permettent ainsi une grande réactivité, en prise directe avec les considérations et l’état d’avancé de nos réflexions, de nos sensibilités. |
| LES CHRONIQUES, CE SONT DONC |
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un
questionnement sur notre monde, notre société à travers
ses «mythologie». Nous interrogeons de manière
sensible et poétique notre environnement, ce qui forge nos
représentations, nos fantasmes. |
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des « petites
formes », résultats de ce questionnement, répétées
en peu de jours, jouées pour quelques représentations,
et qui, à la manière d’une chronique, revient
tout au long de la saison de manière récurrente, et à chaque
fois différente. |
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une équipe constituée
d’acteurs, de non-acteurs, de scénographe, de musicien,
d’écrivain ainsi que l’ensemble des permanents du
théâtre. L’équipe du théâtre
est impliquée dans le processus artistique. C’est donc
une volonté conjointe d’un théâtre et d’un
metteur en scène de se donner un espace de travail et de réflexion
différent. |
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- un
rendez-vous singulier avec le public, en associant des habitants
sous forme d’atelier ou de rencontre, se concrétisant
ensuite par leur intervention lors de ces chroniques. Ils sont partie
prenante du travail de réflexion et d’élaboration. |
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un
questionnement sur l’espace et le temps du travail théâtral, en
proposant des expériences sensibles aux spectateurs. |
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| L'ESPACE | |
Au
cours du travail, nous est apparu une évidence. La « forme
douce », la chronique impose une nouvelle écriture scénique.
Nous devons faire une proposition qui permette une écoute
particulière. Il s’agit d’inventer un espace propre à la
forme littéraire. Un espace qui se réinvente à chaque
proposition textuelle, qui prenne en charge une forme propre.
L’espace traditionnel, frontal, ne lui convient guère. L’écoute devient fixe et exclusive, crispée sur des objets intellectuels. « Ne vous est-il arrivé, lisant un livre, de vous arrêter sans cesse dans votre lecture, non par désintérêt, mais au contraire par afflux d’idées, d’excitations, d’associations ? En un mot, ne vous est-il pas arrivé de lire en levant la tête ? ». La réponse nous semble résider dans cette question de Roland Barthes. Inviter le spectateur à lever la tête, à se laisser dériver durant la représentation. |
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| Mais dans quel espace ? | |
Comment répondre à l’écriture
en fragment, à l’écriture « douce » ?
Peut-être de manière très analogique, par un espace
en fragment. Les spectateurs iraient d’un espace à l’autre,
d’espace clos en espace clos. Une déambulation ? Une balade
? Une dérive ? Les fragments posés ainsi les uns contre
les autres finiraient par produire une forme dont pourrait disposer
le spectateur. Mais il faut à ces fragments une disposition
adéquate, pour qu’il y ait du jeu entre eux, pour qu’ils
travaillent entre eux, c’est-à-dire à la fois “entre
soi”, mais aussi de l’un à l’autre. Ils sont à la
fois fermés (plein d’un sens qui se suffit à eux-mêmes)
et ouverts. Nous devons créer des espaces qui soient en même
temps clos et ouvert. |
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| Un espace acoustique. | |
C’est aussi par le son que
cela doit passer, et donc par les sens, tous les sens. Peut-être
travailler sur une disjonction du regard et de l’écoute
pour retrouver de l’interruption et du court-circuit. Ne pas
donner à « voir » le texte tout de suite, juste à l’entendre.
Ménager un état. Parole de l’intime, une voix intérieure.
Il faut que ça « moire » pour reprendre une expression
de Barthes. Il faut que l’on puisse donner à voir sans
montrer, que le décor “bâille” pour laisser
deviner un corps, un geste, une action. L’endroit le plus érotique
d’un corps n’est-il pas là où le vêtement
bâille ? Rendre l’imagination aux spectateurs. |
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| HELLO AMERICA |
Le grand ennemi de la vérité,
ce n’est pas tant le mensonge – inventé, délibéré et
malhonnête -, mais le mythe –permanent, convaincant et
imaginaire. Trop souvent, nous nous accrochons aux clichés que
nous ont légués nos ancêtres. Nous soumettons les
faits à des interprétations préfabriquées.
Nous sommes réconfortés par les opinions toutes faites
qui présentent l’avantage de nous éviter de réfléchir.
John F. Kennedy |
Après une première
saison de ces Chroniques qui interrogeait les rapports fantasmatiques
de la cité à ses faubourgs et qui nous avait conduit
de Paris à Bobigny, le projet de la deuxième saison nous
invite maintenant à traverser l’Atlantique et à revisiter
le rêve Américain. L’Amérique possède tous les éléments pour faire mythe : un récit fondateur, un peuple élu, ses prophètes, ses illusions, ses désenchantements. N’est-il pas le seul à avoir inscrit dans sa Déclaration d’Indépendance un inaliénable droit au bonheur : « pursuit of happiness » ? Un mythe qui est devenu aussi un rêve, le rêve américain, ce rêve nourri de nos fantasmes et de nos clichés, suscitant à la fois fascination et répulsion, tenant en éveil notre imaginaire depuis deux siècles. Avec cette nouvelle chronique, nous ferons une traversée de cette culture urbaine pour interroger la dernière usine à rêves qui libère à la chaîne des aspirations contradictoires. |
| Nicolas Bigards | |
Le théâtre chez Nicolas
Bigards est une histoire de rencontres, de rencontres avec des comédiens,
des metteurs en scène, des auteurs. Il connaît son premier "choc" de
théâtre en assistant à une représentation
des Derniers jours de l’humanité de Karl Kraus mise en
scène par Philippe Delaigue qui deviendra ensuite son professeur.
Il lui mettra le pied à l'étrier en 1991 en lui faisant
rencontrer Wladislaw Znorko qu'il assistera sur La
Cité Cornu avec comme interprète Bruno Boeglin. Cette double rencontre
achèvera son entrée en théâtre. Son intérêt
pour la scène devient alors exclusif et il le pratique comme
comédien et comme assistant à la mise en scène.
Il effectue son service national comme objecteur de conscience à la
MC93 Bobigny en 1995 avec Jean-François Peyret. Cette rencontre
augurera une longue complicité, il sera son assistant à la
mise en scène, assistanat devenant peu à peu une véritable
collaboration artistique durant dix ans : La
Génisse et le Pythagoricien-2002,
Histoire naturelle de l'esprit, et Projection
privée/Théâtre
public.- Sur des poèmes d'Auden - 2000, Un
Faust-Histoire naturelle - 1998, Traité des passions III (Traité des couleurs),
Traité des passions II (Notes pour une pathétique)-1996,
Traité des passions Descartes / Racine -1995. En 2001, il co-réalise
avec Jean-François Peyret Le
vol au-dessus de l'océan,
pièce radiophonique de Bertolt Brecht et Turing
Machine en 1999 à la
MC93. En juillet 2005, ils organiseront ensemble Ce
soir on improvise mais c'est cet après-midi série de lectures avec des
scientifiques, des écrivains et des philosophes, d'ateliers
et de rencontres à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon
dans le cadre du Festival d'Avignon. Enfin, le théâtre chez Nicolas Bigards est non seulement une histoire de rencontres mais aussi de fidélité, fidélité à un projet artistique, celui de la MC93. Patrick Sommier, partageant l'engouement de Nicolas Bigards pour Max Aub, lui a permis de créer Manuscrit corbeau en 2003. Puis, en 2006, la création française de Nothing Hurt de Falk Richter. Enfin, en 2007, c’est, avec Barthes le Questionneur que le projet artistique s’ancre sur la durée, se poursuivant avec Les Chroniques du bord de scène en 2008. |
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| Chantal de La Coste Messelière | |
Après avoir assisté le scénographe
Nicky Rieti sur plusieurs mises en scène par André Engel
et Jean-François Peyret, Chantal de la Coste-Messelière
signe depuis 1997 les costumes et la scénographie de nombreux
spectacles avec notamment Lukas Hemleb, Gregory Motton, Gilbert Amy,
André Engel, Philippe Manoury,... Avec Nicolas Bigards, elle
signe la scénographie et les vidéos de Manuscrit corbeaude
Max Aub et de Nothing Hurts de Falk Richter, les petites formes Barthes,
le questionneur et Chroniques du bord de scène saison
1 à la MC93 Bobigny. |
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| A lire ou relire | |
| René Crevel Les pieds dans le plat Fayard |
|
| Sylvia Plath Journaux Gallimard |
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| Max Aub Manuscrit corbeau Mare Nostrum |
|
| Djuna Barnes Les bois de la nuit Seuil |
|
| Ambrose Bierce Le dictionnaire du Diable Rivages Poche |
|
| Oscar Panizza Le concile d'amour JJ Pauvert |
|
| Rachilde La tour d'amour |
|
| Clément Rosset Le réel et son double Gallimard |
|
| Brett Easton Ellis American psycho 10/18 |
|
| Jack Kerouac Sur la route Folio |
|
| Franz Kafka L'Amérique Folio |
|
| J.G. Ballard Salut l'amérique Denoël |
|
| Richard Brautigan La pêche à la truite en Amérique 10/18 |
|
| Jack London Le Talon de fer Phébus |
|
| Howard Zinn Le XXe siècle américain - Une histoire populaire de 1890 à nos jours Agone |
|
| Greil Marcus L'Amérique et ses prophètes Galaade Editions |
|
| Retrospective Chroniques du bord de scène , 1 2 et 3 - Saison 1 |
| Barthes, le questionneur Autour de Barthes |
| B, le questionneur |
| Le site d'Agnes de Cayeux |
| Le site de Marc Villard |
| Le site de Jérôme Charyn |
| Le site de Théo Hakola |
| Le site de Jake Lamar |
