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| NICOLAS BIGARDS |
| Création |
| 25 > 29
JAN 2008 à 19h 15 > 19 MARS 2008 à 19h 26 > 31 MAI 2008 à 20h30 |
| Chroniques
du Bord de scène CHRONIQUE 3 > du 26 au 31 MAI 2008 20h30 –relâche 28 mai. Conception Réalisation Nicolas Bigards Scénographie et vidéo Chantal de La Coste-Messelière Musique Lionel Pierres Lumières Pierre Setbon Montage et dispositif vidéo Etienne Dusard Assistante à la mise en scène Amélie Loudin Web Agnès de Cayeux et Stéphanie Cléau Sur scène Mylène Cala, Aurélie Clonrozier, Mélanie Couillaud, Marion Morvan, Jacques Pieiller, Lionel Pierres Et dans les Ateliers d'écriture des Habitants de La Seine-Saint-Denis
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| Sous réserve : Départ en péniche Bassin de la Villette, devant la Folie Inventaire / Invention (N5, face à la Géode) à 19h les 29, 30 et 31 mai. Lecture d'un texte de Philippe Adam durant le trajet jusqu'à la MC93. | |
| Durée en création | |
| Pour réserver : | |
| Accès gratuit - réservation indispensable | |
| Par téléphone : 01
41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h |
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| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
| Télécharger (format PDF) : | |
| La fiche spectacle Chronique 1 | |
| La fiche spectacle Chronique 2 | |
| Le dossier de presse | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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Chronique 3 |
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Ces gens, ils
viennent directement de leurs villages africains. Or, la ville
de Paris et les autres villes d’Europe, ce ne sont pas des
villages africains. Par exemple, tout le monde s’étonne
: pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l’école
? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement
? C’est clair, pourquoi: beaucoup de ces Africains, je vous
le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre
femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne
sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi! On comprend pourquoi
ces enfants courent dans les rues » |
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L’Histoire ne repasse
pas les plats, mais les mythes, eux perdurent et sont tenaces : on
voit
ainsi renaître de loin en loin les mythologies anciennes des
Barbares aux portes de la Cité. |
| A lire ou relire | |
| L'invention
de Paris d'Eric Hazan Editions du Seuil |
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| Les
passagers du Roissy Express de François Maspero Editions du Seuil |
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| La
clôture de Jean Rolin Editions Gallimard/Folio |
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| Un
livre blanc de Philippe Vasset Editions Fayard |
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| Paris,
Musée du XXIe siècle de Thomas Clerc Editions de L'Arbalète-Gallimard |
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| L'éblouissement
des bords de route de Bruce Bégout Editions Verticales |
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| Chercher
une phrase de Pierre Alferi Editions Christian Bourgois |
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Chronique 1 |
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Conception, Réalisation Nicolas Bigards Scénographie Chantal
De La Coste-Messelière Avec Pour la Chronique
1 Production MC93 Bobigny Avec le Soutien du Conseil Régional d'Ile de France |
Chronique 1 |
| «La zone est
peut-être un système très complexe de pièges...
je ne sais pas ce qui s'y passe en l'absence de l'homme, mais à peine
arrive quelqu'un que tout se met en branle... la zone est exactement
comme nous l'avons crée nous-mêmes, comme notre état
d'âme... je ne sais pas ce qui se passe, ça ne dépend
pas de la zone, ça dépend de nous.» in Stalker de Andreï Tarkovski 1979 |
| Poétique et usage de la lenteur. Et si, au moins pour un temps, juste une fois, une fois seulement, on essayait de s'y prendre autrement. Adopter un autre régime, une autre vitesse, une autre forme. L'expérience que nous avons menée la saison dernière autour de Barthes, le questionneur nous a obligé à repenser l'espace-temps théâtral comme autant de fragments d'un lieu à reconstruire par un public lui-même appelé à y revenir. Un goût de la chronique est née de ces rendez-vous où le suspens de la question répétée incite la sensibilité à se révéler progressivement avec la ténuité des riens du monde. De cette écriture que Barthes identifiait à une «forme douce» s'est imposé à nous un autre dispositif scénique : qu'est-ce que serait une forme douce au théâtre ? Ce sont donc trois rendez-vous sur la saison auxquels nous convions le public, pour trois chroniques scéniques. Le principe même de la chronique est qu'elle accueille un temps subjectif qui s'écrit au dernier moment à partir des intensités d'une topographie sensible. La lenteur accomplira le plan de ces tracés scéniques d'un réel saturé d'entêtantes excitations sans cesse sollicitées par le parasitage invisible d'une agitation de fond. Ni journalistiques, ni documentaires, elles invitent à ressaisir ce qui ne va pas, à contre-courant d'une grille de sens globale jusqu'à, en• n, sentir le rythme des cités, à côté de la grande cité, le long d'un trajet sur le canal qui mène de la Bastille au Bd Lénine. Et le faire en bonne compagnie, en invitant des artistes, des penseurs, des écrivains, des habitants de la Seine-Saint-Denis, à marcher, à flâner, à jouer, à écrire, avec nous. |
| Nicolas Bigards, metteur en scène | ||
| Après des études théâtrales à Paris-III Sorbonne-Nouvelle, Nicolas Bigards devient comédien et assistant à la mise en scène. Il travaille à partir de 1995 avec Jean-François Peyret dont il sera le collaborateur sur une dizaine de créations. En 2001, il co-réalise avec Jean-François Peyret Le vol au-dessus de l'océan, pièce radiophonique de Bertolt Brecht et Turing-Machine. En 2003, il met en scène Manuscrit Corbeau de Max Aub et en 2006 Nothing Hurts de Falk Richter et B, le questionneur à la MC93 Bobigny. | ||
| Agnès de Cayeux, artiste des réseaux | |
| Agnès de Cayeux interroge le réseau Internet comme une scène illimitée et ouverte, une autre scène. Depuis 1996, elle développe une recherche sur les relations à distance et conçoit des interfaces réseau ou hors réseau. Elle rencontre Nicolas Bigards sur les créations du metteur en scène Jean-François Peyret qui ensemble posent la question du vivant inréseau(x). http://www.agnesdecayeux.fr | |
| Stéphanie Cleau, web et conseillère artistique | |
| Après une maîtrise de géographie, un DEA à l'école d'architecture de la Villette et une maîtrise d'études théâtrales, elle poursuit actuellement ses questionnements, dans le cadre d'un doctorat, sur les pratiques artistiques dans le contexte urbain et les troubles qu'elles provoquent sur notre regard, notre écoute, notre perception de la ville. Parallèlement à ses recherches, elle collabore comme assistante, dramaturge avec différents metteurs en scène, notamment Jean-François Peyret, Cyril Teste, Nicolas Bigards. | |
| Yannick Choirat, comédien | |
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Formé à l'Ecole du Théâtre
National de Strasbourg (1999-2002) et membre de la troupe permanente
du T.N.S. en 2004, il joue sous la direction de Stéphane Braunschweig Promothée
enchaîné d'Eschyle La famille Schroffenstein de
Heinrich von Kleist, de Gilles Cohen Théâtre à la
campagne de David Lescot, de Laurent Gutmann Nouvelles du
plateau S. de Oriza Hirata et récemment avec Eric Louis Le
bourgeois, la mort et la comédien d'après Molière. |
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| Jacques Pieiller, comédien | |
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Formé au Ecole du Théâtre
National de Strasbourg, (1968-1971), Jacques Pieiller a joué depuis
dans plus de quatre-vingt spectacles sous la direction de Pierre
Ascaride, Bruno Bayen, Jean-Louis Benoit, Jean Boillot, Bernard Bloch,
Gildas Bourdet, Robert Cantarella, André Engel, Gabriel Garran,
Hubert Gignoux, Pierre-Etienne Heymanne, Jean-Louis Hourdin, Joël
Jouanneau, Jean Jourdeuil, François Joxe, Manfred Karge et
Mathias Langhof, Jacques Lassalle, Jean-Louis Martinelli, Philippe
Mercier, Olivier Perrier, François Rancillac, Henri Ronse,
Jean-Baptiste Sastre, Arlette Téphany, Charles Tordjman, Jean-Paul
Wenzel, Bernard Sobel '. Et dans les pièces de Gilles
Aillaux, Lukas Bärfuss, Bertolt Brecht, Denise Bonal, Paul Claudel,
Friedrich Dürrenmatt, Echyle, Jean Genet, Goethe, Jean Giraudoux,
Maxime Gorki, Ödön von Horvath, Victor Hugo, Alfred
Jarry, Roger Martin Du Gard, Marivaux, Marlowe, Molière, Heinrich
Muller, Evelyne Pieiller, William Shakespeare, Anton Tchekhov, Serge
Valetti, Peter Weiss, William Butler Yeat, Alexandre Ostrovski''
et dans une quinzaine de films réalisés notamment par
Robert Guédiguian, Raùl Ruiz". |
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| Chantal de La Coste Messelière, scénographe | |
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Après avoir assisté le scénographe Nicky Rieti sur plusieurs mises en scène par André Engel et Jean-François Peyret, Chantal de la Coste-Messelière signe depuis 1997 les costumes et la scénographie de nombreux spectacles avec notamment Lukas Hemleb, Gregory Motton, Gilbert Amy, André Engel, Philippe Manoury,... Avec Nicolas Bigards, elle signe la scénographie et les vidéos de Manuscrit corbeaude Max Aub et de Nothing Hurts de Falk Richter à la MC93 Bobigny. |
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Chronique 2 |
| onception Réalisation Nicolas
Bigards Scénographie Chantal de La Coste-Messelière Conseillère artistique Stéphanie Cléau Musique Lionel Pierres Lumières Pierre Setbon Montage et dispositif vidéo Etienne Dusard Photos Anne-Lise Boyer Films de Nicolas Comment et Bruno Herlin Assistante à la mise en scène Amélie Loudin Sur Scène Mélanie Couillaud ainsi que Nicolas Bigards et André Boudic Et dans Les Ateliers d'écriture des Habitants de La Seine-Saint-Denis
> du 15 au 19 mars 2008 à 19h –- sauf dimanche à 15h30 |
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Chronique 2 |
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| Il
n'est pas de Paris, il ne sait pas sa ville, celui qui n'a
pas fait l'expérience de ces fantômes, nous dit Jacques
Yonnet. La fête, le divertissement, la consommation
agissent aujourd'hui comme autant de trompe-la-mort, et ont plongé la
ville dans un chaos festif et touristique, la transformant ainsi
en espace de loisirs. C'est oublier un peu vite que
la mort elle-même fut un spectacle très prisé.
Installée encore au début de siècle sur le lieu
même où, l'été, les berges nous offrent
les corps chauds et flasques de Paris-Plage, la morgue de
Paris offrait à un public nombreux et variés, parisiens
ou étrangers (même les enfants étaient admis)
les corps froids et raides étendus sur les dalles de pierres
inclinées derrière une vitre. Chaque semaine, des suicidés,
surtout des femmes, étaient retirés de la Seine et
du canal. Il suffit parfois d'un fait divers : un médecin
légiste qui avait trouvé si beau et si énigmatique
le visage d'une jeune fille repêchée dans la Seine qu'il
avait demandé à un praticien d'en prendre l'empreinte
et d'en faire un masque. Ainsi naît la légende de l'Inconnue
de la Seine, appelée aussi La Vierge du Canal de l'Ourcq. La ville, par ses fantômes, produit aussi sa propre mythologie. Non celle qui fonde une origine, mais celle qui crée la légende avec sa part de fantastique et de fantasmagorie. La scène, le temps d'une chronique, fera remonter des eaux lourdes de la Seine, et du canal de l'Ourcq, ces visages inconnus qui affleurent à la surface de nos rêveries citadines. |
