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JACQUES NICHET
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GIACOMO LEOPARDI
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27 MARS > 16
AVR 2008
du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30 relâche le lundi Slle Oleg Efremov |
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D'après Les Operette Morali De Giacomo
Leopardi Mise en scène Jacques
Nichet avec Quentin Baillot, Sabrina Kouroughli, Jacques Nichet et Amélie Denarié, Anaïs Durin, Nina Kayser, Julie Kerbage, Sarah Laulan, Julie Menut, Magali Moreau, Delphine Ory Production TNT-Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées |
| Durée 1h15 | |
| Pour réserver ce spectacle : | |
| Réservation en ligne MC93 | |
| Réservation en ligne FNAC | |
| Par téléphone : 01 41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h |
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| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
| Télécharger (format PDF) : | |
| La fiche spectacle | |
| Le dossier de presse | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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© Marc
Ginot |
Convoquer
sur la scène du théâtre la philosophie lorsqu'elle
se vêt de ses plus beaux atours, lorsqu'elle flirte avec la
poésie et qu'elle s'amuse d'elle-même... Dix petites pièces philosophiques de Giacomo Leopardi est édité par Le temps qu'il fait |
| Dans la presse | |
| Le «Bonheur» à la source. A Bobigny, Jacques Nichet signe une mise en scène touchante des «Operette» du philosophe italien Leopardi. René Solis, mardi 8 avril 2008, Libération. | |
| Un merveilleux spectacle. "Le commencement du bonheur" de Giacomo Léopardi. Courez, courez en famille à Bobigny où en une heure et quart, Jacques Nichet interroge le monde en donnant une ampleur spectaculaire enjouée aux Operette Morali de l'écrivain Giacomo Leopardi.... Armelle Héliot, Le Figaro, 6 avril 2008. | |
| C'est quand le bonheur. Bobnjour Bobigny, 3 avril 2008. | |
| Le commencement du bonheur. Critique d'Estelle Grapp. 7 avril 2008. Les trois coups. Éblouissante, la scénographie déploie des trésors d’inventivité. ... | |
| Rencontre Samedi 5 avril 2008 à 17 h |
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Quel répertoire pour
demain ? Quand est apparue la notion de répertoire, c'est-à-dire
quand a-t-il été considéré comme important
de montrer à côté des oeuvres du moment, les oeuvres
du passé. Jacques Nichet, metteur en scène ; Jean-Pierre Vincent, metteur en scène ; Béatrice Picon-Vallin, directrice du Laboratoire de
recherches sur les Arts du Spectacle au C.N.R.S. Professeur d'histoire
du théâtre au Conservatoire National Supérieur
d'Art et Barbara Engelhardt, Patrick Sommier. * initialement prévue le 16 février –- dans le cadre du Festival Le Standard idéal |
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| A lire ou relire | |
| Giacomo Léopardi Dix petites pièces philosophiques «operette morali» dans la traduction de Michel Orcel, Editions Le temps qu’il fait |
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| Giacomo Léopardi Huit petites oeuvres morales inédites, traduction Joël Gayraud, Editions Allia |
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| Giacomo Léopardi Zibaldone, traduction Bertrand Schefer, Editions Allia |
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| Revue Europe, Giacomo Léopardi |
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| Jacques Nichet Je veux jouer toujours, Théâtre en chantier, Editions Milan |
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| Prologue et épilogue | |
| Avant de boucler mes valises et
de reprendre la route, j’entrerai sur la grande scène
vraiment pour la première fois. Pour jouer. Pour tenter de devenir acteur enfin. Oui, un vieil acteur débutant ayant peu à transmettre et tout à apprendre Encore et encore. Heureusement je ne serai pas seul. Neuf jeunes comédiennes et un jeune acteur, en m’épaulant, me feront découvrir leur mystérieux métier. Et au salut final de ce quatorzième spectacle, je m’avancerai vers vous pour vous remercier de votre soutien et de votre indulgence et vous dire en tremblant le dernier vers des comédies espagnoles : « excusez les fautes du directeur ». Jacques Nichet |
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© Marc
Ginot |
| Operette morali… |
| Connaissez-vous les dialogues de Léopardi,
ces pièces philosophiques écrites en 1824, operette morali
? Dans la morne inquiétude d’aujourd’hui qui s’étend
partout comme du chiendent, voilà une œuvre salutaire !
Brève, incisive, subversive, elle se moque des illusions, gesticulations
et prétentions du genre humain, qui se croit Maître et
souverain de la nature. |
| Operette morali, dialogue d’un elfe et d’un gnome. | |
| Le gnome : les moustiques et les puces étaient donc aussi faits pour servir les hommes ? | |
| L’elfe : oui, pour mettre leur patience à l’épreuve, selon leurs propres mots. | |
| Le gnome : comme s’ils avaient besoin des puces pour cela ! | |
| L’elfe : ce qui est encore plus drôle, c’est que d’innombrables espèces d’animaux ne furent jamais connues des hommes leurs maîtres… soit parce qu’elles vivent dans des endroits où les hommes ne mirent jamais les pieds, soit parce qu’elles sont si minuscules qu’ils ne parvenaient jamais à les voir. D’ailleurs, ils n’en découvrirent beaucoup que dans les derniers temps. De même, ces messieurs apercevaient de temps en temps au télescope une nouvelle étoile, une planète, dont jusqu’alors, durant des milliers et des milliers d’années, ils avaient ignoré l’existence ; et aussitôt ils l’inscrivaient à l’inventaire de leurs meubles. Ils s’imaginaient en effet que les étoiles et les planètes étaient, en quelque sorte, des lanternes plantées là-haut pour servir d’éclairage à leurs seigneuries, dans l’effervescence de leurs activités nocturnes. | |
| Le gnome : Et l’été, quand ils voyaient tomber ces petites flammes qui la nuit traversent parfois les airs, ils devaient se dire qu’un esprit venait de moucher pour eux les chandelles. | |
| L’elfe : mais maintenant qu’ils ont tous disparu, la terre ne ressent aucun manque, les fleuves ne sont pas lassés de courir et la mer, qui ne sert plus à la navigation ni au commerce, ne donne pas l’impression de s’assécher. | |
| Le gnome : Et les planètes et les étoiles ne cessent de paraître et de se coucher ; elles n’ont pas pris le deuil. | |
| Léopardi et les operette morali : le sens de l’humour | |
| La vie de Léopardi est polarisée
par deux grandes saisons poétiques : |
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| Perle abbrugiati - in. Italiques
10 1. Antonio prete, introduction à l’édition des Operette morali, Milan, Feltrinelli, 1976 |
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| Giacomo
Léopardi (1798 – 1837) |
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| Joël Gayraud. Postface à L’éloge des oiseaux de Léopardi, Editions mille et une nuits |
| Le commencement du bonheur Un projet en perpétuelle (r)évolution |
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| La création du commencement
du bonheur a connu plusieurs étapes,
voire même changements de cap, à l’image de la richesse
et de la complexité de la pensée de Giacomo Léopardi.
A la toute première esquisse du projet, qui montrait une chambre
d’enfant visitée par les différentes figures de
l’illusion Léopardienne une nuit de 31 décembre,
a succédé un projet de lecture, à deux voix (celle
de |
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| Après plusieurs essais, tâtonnements, ratures, recommencements, nous avons finalement opté pour le montage suivant, regroupant sept dialogues et deux poèmes du vingtième siècle. | |
| Le cantique du coq
sauvage … allons, mortels, réveillez-vous. Le jour renaît, la Vérité revient sur terre, les vaines images se dissipent. Levez-vous ; reprenez le fardeau de la vie ; repassez du monde fictif au monde véritable… |
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| Copernic La première heure, le soleil Le soleil : … parce que veux-tu que je te dise ? Je suis las de cette perpétuelle course en cercle pour éclairer Quatre pauvres animalcules vivant sur une poignée de boue si minuscule que moi-même, qui ai bonne vue, je n’arrive pas à la voir. Et cette nuit, j’ai résolu de ne pas accepter plus longtemps cette corvée… Copernic Copernic : voilà une chose bien extraordinaire. Ou toutes les horloges se mettent à divaguer, ou le soleil devrait être déjà levé, et depuis plus d’une heure… Copernic, la dernière heure Copernic : elle est bien bonne ! Comme s’il était de mon ressort de faire le jour ! Copernic, le soleil Copernic : pour commencer, quelle que soit la puissance de la philosophie, je ne suis pas certain qu’elle soit assez grande pour persuader la terre de se mettre à courir au lieu de demeurer confortablement assise et de s’éreinter au lieu de ne rien faire… Le soleil : si ne tu ne peux la convaincre, tu emploieras la force… |
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| Insomnie – Alvaro de Campos (Fernando Pessoa) – in. Après les grandes odes – Poésie Gallimard | |
| Dialogue de Malembrun et Farfadet Malembrun : rends-moi heureux un seul instant. Farfadet : impossible. |
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| Dialogue
de la nature et d’un
islandais La nature : manifestement, tu ne comprends pas : La vie de cet univers est un perpétuel circuit de production et de destruction. Toutes sont liées pour que chacune servant continûment à l’autre conserve ainsi le monde ; car si l’une ou l’autre cessait, le monde se sésintègrerait. C’est pourquoi l’existence d’une seule chose qui ne souffre pas lui porterait atteinte… |
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| Dialogue
de Frédéric
Ruysch et de ses momies Ruysch : Diable ! Qui donc a enseigné la musique à ces morts pour qu’ils chantent à minuit comme des coqs ? […] Comme le délai est court et ne me laisse pas le temps de choisir, dites-moi, en deux mots, ce que vous avez ressenti dans votre âme et dans votre corps au moment de mourir. Un mort : Pour ma part, ce moment-là, je ne m’en suis pas aperçu. Les autres morts : Nous non plus. Ruysch : comment vous ne vous en êtes pas aperçus ? Un mort : mais pas plus que tu ne t’aperçois du moment où tu t’endors, quelque attention que tu y mettes ! Ruysch : mais s’endormir est naturel ! Un mort : et la mort ne te paraît pas naturelle ? Trouvemoi Un homme, un animal, une plante qui ne meure pas ! |
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| Dialogue
d’un elfe et d’un
gnome L’elfe : « vous les attendez vainement, ils sont tous morts », disaient le dernier vers d’une tragédie dans laquelle mouraient tous les personnages. Le gnome : mais que veux-tu dire ? L’elfe : mais que tous les hommes sont morts, que leur race a disparu… |
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| Le 16 mai 1973 – Wislawa Szymborska – in. De la mort sans exagérer – Poésie Fayard | |
| Dialogue
du vendeur d’almanachs
et d’un passant Le passant : ne te rappelles-tu en particulier aucune année qui t’ait paru heureuse ? Le vendeur : en vérité, excellence, non. Le passant : et pourtant, la vie est une belle chose, n’est-ce pas? Le vendeur : et comment !... |
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Jacques Nichet |
| Sabrina Kouroughli | |
Après une formation au Conservatoire
National d’Art Dramatique de paris, Sabrina Kouroughli travaille
notamment avec Joël Jouanneau, Gérard Desarthe, Daniel
Mesguich, Eric Ruf et Brigitte Jaques-Wajeman. |
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| Quentin Baillot | |
Après une formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique (promotion 1997), puis à l’Ecole de La Rue Blanche (ensatt), il travaille notamment avec Geneviève Rosset Cabeza de vaca de Bruno Castan au Festival d’Avignon 1994 ; Claude Yersin Mesure pour Mesure de Shakespeare ; Gilles Bouillon au Buffet de la Gare d’Angoulême de François Bon, La surprise de l’amour de Marivaux, le songe d’une nuit d’été de Shakespeare et Léonce Et Léna de Georg Büchner. Il joue le Duc de Guise dans Massacre A Paris de Christopher Marlowe mis en scène par Guillaume Delaveau au théâtre national de Toulouse (création mars 2007, tournée). Au cinéma, il tourne notamment avec Francis Palluau Bienvenue chez les rozes ; Claude Zidi la boîte ; Nicole Garcia Le fils préféré. |
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| Amélie Denarié, Anaïs Durin, Nina Kayser, Julie Kerbage, Sarah Laulan, Julie Menut, Magali Moreau Et Delphine Ory Comédiennes | |
Elles ont rejoint la promotion 2006 de l’Atelier volant du TNT. Dans ce cadre, elles ont joué Un ange passe, fantaisie théâtrale et musicale de Marie-Christine Orry & Anne Fischer, et oh oui oh la la !, un concert spectacle conçu et mis en scène par Richard Dubelski. L’atelier volant est un dispositif de formation original, conçu sur le mode de l’insertion professionnelle, associant un programme de formation intensif et une intégration aux processus de production artistique du Théâtre National de Toulouse. Cette formation se veut ouverte. Plus que dans la transmission d’un savoir constitué, elle s’inscrit dans une démarche de recherche et de création. |
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