JEAN LAMBERT-WILD
JEAN-LUC THERMINARIAS
 

10 > 22 MARS 2008
lundi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30, relâche jeudi
Salle Christian Bourgois

Enfouissement sous quelques extraits du livre de Job
pour voix, Jongle, musique, sms et nuée de sacs en plastique

Voix Dgiz
Voix et Electronique Stéphane Pelliccia
Paillasse Jérôme Thomas, Martin Schwietzke
Direction Jean Lambert-Wild
Musique
Jean-Luc Therminarias Assistante mnémographie Aurélia Marin
Traduction et dramaturgie Frédéric Révérend
Lumières Renaud Lagier
Conseillers à la scènographie Franck Besson, Thierry Varenne
Costumes Françoise Luro
Conseiller des Ombres et des Mystères Benoît Monneret
Régie générale de création Claire Séguin
Régie générale Patrick Lemercier
Flying et illusions Christian Cécile, Marc Antoine Coucke
Son Christophe Farion
Programmation Léopold Frey
Maquillage Catherine Saint-Sever

Production déléguée La Comédie de Caen-Centre Dramatique National de Normandie

Coproduction, Le Granit-Scène Nationale de Belfort, MC93 Bobigny, Théâtre de L'Agora-Scène Nationale d'Evry, La Halle aux Grains-Scène Nationale de Blois, Théâtre de Cavaillon, Espace Jean Legendre – Scène conventionnée de Compiègne, Bonlieu Scène Nationale d'Annecy, Le Volcan-Scène Nationale du Havre.

Création à La Comédie de Caen,
le 14 janvier 2008
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Voir un extrait video : Dgiz, Jérôme Thomas. Droits réservés : La Comédie de Caen, CDN de Normandie - réalisation François Royet
© Tristan Jeanne-Valès
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Informations utiles
Durée 1h
Pour réserver ce spectacle :
Réservation en ligne MC93
Réservation en ligneTarifNET
jusqu'au 16 mars
Réservation en ligne de la FNAC
Par téléphone : 01 41 60 72 72
du lundi au samedi de 11h à 19h
Pour les relais : 01 41 60 72 78
 
Télécharger (format PDF) :
La fiche spectacle
Le dossier de presse
Le plan d'accès
 
Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
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A écouter
PUCE Dgiz et Jean Lambert-wild invités de Tapage-Nocturne, émission de Bruno Letort sur France-Musique. Mardi 12 mars 2008 à partir de 23h.
PUCE Jean Lambert-wild, invité de Comme au Théâtre par Joëlle Gayot sur France-Culture. Lundi 17 mars 2008 à 21h.
Dans la presse
puce «Le Malheur de Job», texto sacré
Théâtre.
A Bobigny, Jean Lambert-wild intègre des SMS dans sa pièce aux extraits bibliques slamés. René Solis, mercredi 19 mars 2008, Libération
puce Le "Livre de Job" désossé à Bobigny
Le metteur en scène Jean Lambert-wild et le rappeur Dgiz adaptent un texte de la Bible. Brigitte Salino, 17 mars 2008, Le Monde.
Le malheur de Job - scansion dramatique à la MC93. Par Catherine Richon, le 13 mars 2008. Fluctuat.net.
puce AU COMMENCEMENT ÉTAIT LE VERBE. Yoland SIMON (Lors de la création à Caen). 25 janvier 2008. Rue du Théâtre.
 
A lire ou à relire
Splendeur et Lassitude du Capitaine Marion Déperrier
de Jean Lambert-wild - Les Solitaires Intempestifs
Crise de Nerfs –Parlez-moi d’amour de Jean Lambert-wild
Les Solitaires Intempestifs
Aegri Somnia de Jean Lambert-wild - Les Solitaires Intempestifs
Mue - Première Mélopée - un discours de Sereburã accompagné d’un rêve de Waëhipo junior et des mythes de la Communauté Xavante d’Etênhiritipa de Jean Lambert-wild - Les Solitaires Intempestifs
Drumlike - 326Music CD326001
Spaghetti’s Club - «Le point de vue de Lewis Carroll» - 326Music CD326005
Spaghetti’s Club - «La Conclusion» - 326Music CD326009
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© Tristan Jeanne-Valès

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le metteur en scène
Ekklesia d’une solitude

La technologie, espèce dépendante du corps humain, connaît des mutations et des évolutions dont les figures précèdent et organisent les formes des mutations et des évolutions de son hôte. Chaque jour désormais, et cela au prix de sa propre descendance à qui elle nuit sciemment, notre humanité est contrainte ou se contraint à des transformations pour garantir l’énergie suffisante à la nouvelle mise à jour hypnotique et technique du monde. Rejetés à l’extérieur de notre corps, écartés de nous, nous avons perdu les signes de notre identification. Chacun enfermé chez lui affronte cette nouvelle solitude qui, dans un geste de désespoir, sature les ondes et les canaux d’appels de détresse. Humains bafoués et épouvantés sans interlocuteur consacré, nos cris, en nuée, s’accumulent, meurent, et nous ensevelissent. Où demain pourrons-nous pleurer épiderme contre épiderme? Ou nous rassemblerons-nous pour exulter notre effroi et échanger nos joies ? Comment nous réconforterons-nous ? A qui rapporterons-nous les mots de l’opprimé ? Qui sera l’auditeur du souffle des hommes ? L’art sera-t-il notre messager ? Mille questions pour un même malheur et peut-être plus aucun dieu pour y répondre ; ou fol espoir, la voix d’un homme mécaniquement amplifiée par la voix d’autres hommes qui rient au travers des machines.
Jean Lambert-wild

Respirer dans le souffle
A notre époque, on lit seulement des yeux, en se dispensant de prononcer les mots, pour ne pas gêner son voisin. A l’époque où fut composé Job, qu’on le murmure ou qu’on l’adresse, un texte n’était jamais lu sans être prononcé à voix haute. Comme si la voix était la seule à pouvoir donner lieu, corps, et existence au texte. Comme s’il fallait tremper le support sec dans la bouche pour faire lever le livre. J’aimerais pouvoir percevoir dans la voix qui incante, qui psalmodie, qui refuse, qui berce, qui jongle avec les strophes, encore d’autres voix venues d’ailleurs : celle d’un absent, d’un mort, d’un dieu, d’un auteur. Dans l’Antiquité, le texte n’était noté, gravé sur support sec, que pour en sécuriser, de temps à autre, le contenu. Chaque nouveau texte en compilait des précédents. On complétait, corrigeait, glosait, comme un musicien effectuant des «variations». Un discours sur tablettes de cire ou d’argile était long à graver, encombrant à manipuler. Les dernières recherches sur l’Art de la Mémoire dans l’Antiquité, montrent que le principal support des livres était, en fait, la mémoire personnelle du récitant, utilisée, non seulement comme espace de stockage et de codage, mais surtout comme outil de la composition elle-même. Le récitant-chanteur devait savoir par cœur de longs textes. De même l’assistance voulait, même en se taisant, pouvoir retenir des formules, des images fortes, des bribes de récit. Aussi les auteurs maniaient-ils les outils de la répétition, la scansion, la rupture, l’inversion, l’affirmation et la négation, la rime, et aussi la fragmentation, le choc des mots et des images... C’est avec cet outillage que l’auteur de Job a rêvé d’une machine à saisir le problème du malheur, à l’obliger à se déplier et se déployer. Je rêve d’une recomposition de ce Job, qui serait remastiquation par la mémoire autant que par la bouche : retrouver le mouvement organique du texte, les pauses de son souffle, ses répétitions et ses contradictions, la résistance de sa matière, la consistance de ses images ; tenter de respirer dans le souffle de l’original hébreu ; danser un contrepoint de son rythme singulier. Ce serait l’art d’une psalmodie à reconstruire, à inventer, avec d’autres instruments, mais aussi courants pour nous que la harpe ou les trompes l’étaient pour les auteurs antiques. Trouver comment saisir à corps ce texte-Job, tel quel, rétif à nos présupposés, pour que les gens puissent venir le voir se révéler dans toute sa musique.
Frédéric Révérend
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© Tristan Jeanne-Valès
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Liminaire pour Job

Chef d’œuvre écrit à l’âge d’or de la création poétique d’Israël, probablement à l’époque du premier Temple, le livre de Job a été attribué par une certaine tradition hébraïque à Moïse. Il constitue le premier roman métaphysique de la littérature universelle, et sans doute un de ses sommets. Ses rythmes nous transportent aux sources d’une connaissance nouvelle de l’homme et de son mystère. Une antique légende populaire, mettant en scène le juste mis à l’épreuve par Satan, fournit le thème d’un poème lyrique. Le caractère universel de l’œuvre est souligné par le fait que Job n’est ni un Judéen, ni un Israélite, mais un Iduméen. Incité par Satan, Elohîm permet que Job perde ses enfants et ses biens, et qu’il soit durement frappé dans son corps par un mal apparemment incurable. La souffrance du juste permet ainsi d’évoquer le problème ontologique du mal. Une question centrale domine l’œuvre : comment apprécier le destin de Job par rapport aux règles généralement admises de la rétribution ? La souffrance du juste doit-elle faire douter de l’ordre moral universel ? Le drame atteint aux dimensions de la tragédie : Job est déchiré au plus profond de son être ; il ne comprend plus la justice de cet Elohîm qu’il persiste à reconnaître et à adorer. Job le Sage est amené à se révolter contre Job le Juste. Job a perdu davantage que ses enfants et ses biens : il est atteint aux sources désormais taries de son être, dans sa confiance en la justice de l’adonai. L’audace de la pensée se fait insurpassable lorsque, ayant renoncé à tout, ayant accepté de tout perdre, il s’accroche à l’ultime bien qui lui reste et qui est pour lui le plus précieux : sa justice. Qu’Elohîm lui prenne ses enfants, sa santé, ses biens, il le comprend et il l’accepte. Mais il ne peut douter de ce qui est une évidence à ses yeux : sa vertu de justice, qu’il érige soudain en impératif absolu, en vertu autonome, disjointe de l’espérance et même de la foi, puisqu’elle accuse l’adonai et le met en demeure de se justifier. La justice de l’homme, au-delà de la crainte et de l’espoir, accuse un échec qui semble dénoncer la faillite de la justice divine. La tradition hébraïque ultérieure n’hésitera pas à voir parfois en Job un révolté et un blasphémateur (Talmud, Baba Batra, 15-16). Jamais sans doute la pensée d’Israël n’aura été plus loin dans son audace, n’aura autant dépouillé l’univers de son mythe. Jamais l’affirmation de l’homme n’aura été portée aussi loin que par cette victime rongée par son mal et pourtant le surmontant, ivre de justice, malade d’amour.

Extrait du Livre de Job
La Bible, André Chouraqui, Éditions Desclée De Brouwer
Elohîm : Mot hébreu désignant dans la Bible soit plusieurs dieux, soit plus spécialement le Dieu unique d’Israël avant la révélation de son nom propre (Iahvé).
Adonai : Adonai (YHWH) est une des appellations hébraïques du Dieu de la Bible.
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SCENOGRAPHIE

Réunir dans un souffle, l’homme et le double infini de l’homme pour qu’il s’accordent, enfin, à ne plus brader l’immensité des mystères aux logiques affamés du réel. Chercher l’Ekklesia d’une solitude par la scénologie d’un dédoublement. Voici les principes de notre scénographie. Ce qui nous impose de dissocier l’espace d’interprétation et l’espace de représentation.
A l’avant-scène se trouve l’espace d’interprétation, espace de parole qui se construit autour de Dgiz, conteur moderne de cette fable.
Derrière lui, l’espace de représentation, espace de la jongle et du Paillasse, présente la figure iconique et muette de Job évoluant dans un environnement onirique composé de nuées de sacs en plastique.
Jean Lambert-wild et son équipe continuent leur travail de réflexion sur l’utilisation des technologies. Léopold Frey poursuit le développement des systèmes Entropie, Luminaria, Retes et Voix électronique et conçoit pour Le Malheur de Job le système AMIS. Ces outils construisent d’autres espaces transversaux :

Le système AMIS

Au sein du texte, Job fait face à ses amis dont les questionnements exercent un regard critique sur sa situation et son histoire. Chaque soir, Job fera face à la communauté rassemblée au Théâtre. Le public convoqué constituera alors ses amis. Il s’agit d’offrir à cette communauté un espace d’écriture, un espace de mémoire, un espace critique qui dépasse, prolonge et perpétue l’espace de la convocation et de la représentation. Nos écrans de téléphone sont aujourd’hui saturés de messages vides de sens, sans mystère et sans utopie. Nous avons souhaité faire en sorte que ces espaces intimes deviennent des écrans de sens. Le Malheur de Job est l’occasion du développement du système AMIS. Frédéric Révérend et Jean Lambert-wild mènent un travail
dramaturgique spécifique sur les discours des amis de Job pour établir une liste de messages reprenant les questions fondamentales du texte. Les numéros de téléphone des spectateurs sont recueillis en amont du spectacle, puis entrés dans l’ordinateur. Au cours de la représentation, ces questions sont envoyées par SMS aux spectateurs. Ils peuvent y répondre, les transmettre à d’autres personnes, ou simplement les conserver. Leurs réponses sont archivées et diffusées sur le site internet de la Comédie de Caen.

Retrouvez les réponses des spectateurs aux questions composées par Frédéric Révérend pour la séquence SMS . Suivre le lien sur le site de La Comédie de Caen.
Un espace musical et luminescent

Travaillant avec le logiciel de multi-diffusion Entropie, Jean-Luc Therminarias compose un espace musical composé de masses sonores mouvantes qui entourent les spectateurs. Jean Lambert-wild et Jean-Luc Therminarias poursuivent également leur travail sur le chœur, l’oralité et la musicalité des voix grâce au système Voix Electronique, logiciel de traitement de la voix en temps réel utilisé pendant la représentation par le comédien Stéphane Pelliccia. La lumière, comme une corde de piano ou de violon pouvant vibrer selon plusieurs fréquences de résonance, est sensible aux fréquences et aux modulations de résonance des voix et de la musique. Ainsi, Luminaria, logiciel de création et de régie lumière, regroupe un logiciel de lumière traditionnel et un système ouvert et évolutif, dont les paramètres, définis en fonction du projet musical et poétique, permettent une interactivité complète ou partielle entre son et lumière. Contrairement à un jeu d’orgue traditionnel, une mémoire n’y est pas considérée comme un état lumineux fixe mais comme un état en perpétuel mouvement. Le système Retes constitue un réseau permettant l’interaction entre les différentes régies (échanges d’informations entre les régies, pilotages à distance...).

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Jean Lambert-wild

Né en 1972. Écrivain, metteur en scène et scénographe. Il fut l’assistant de Michel Dubois, Jean-Yves Lazennec, Matthias Langhoff et Philippe Goyard. De 1998 à 2006, il fut le directeur artistique de la Coopérative 326 et parallèlement, de 2000 à 2006, il fut artiste associé au Granit-Scène Nationale de Belfort. Il a écrit et mis en scène ses textes comme : Grande Lessive de printemps en 1990, V versus W en 1997, Splendeur et Lassitude du Capitaine Marion Déperrier - Épopée en deux Époques et une Rupture en 1999. Il a écrit en 1999 : Drumlike, commande pour une composition musicale de Jean-Luc Therminarias. Il a mis en scène Les Troyennes de Sénèque en 1993, Yvonne, princesse de Bourgogne de Gombrowicz en 1995, Aquarium d’après Maison d’arrêt de Bond en 1997, Le Terrier de Franz Kafka en 2000, L’Appariteur de Christophe Blangero en 2002, L’Appariteur Le Goual, d’après Les Généreux d’AbdelKader Alloula en 2004. Il a été scénographe de Vater Land de Wenzel mis en scène par Philippe Goyard en 1997, de Combat de Nègre et de Chiens de Bernard-Marie Koltès mis en scène par Philippe Goyard en 1998. Il réalise aussi de nombreuses Calentures comme Paradis en 1998, Noyades en 1999, Walk-Don’t Walk, L’immensité mobile du rien et Aphtes en 2000, Aegri Somnia, Dédicace et Le Mur en 2002, Faitesle- taire, Mon corps à la patrie, tes cendres au Panthéon en 2004, et My story is not a loft en 2005… Depuis le 1er janvier 2007, il est le directeur de la Comédie de Caen - Centre Dramatique National de Normandie.

Jean-Luc Therminarias

Né en 1964. Compositeur. Il est compositeur associé au GMEM depuis 1990, ainsi qu’à la Coopérative 326 depuis 1998, ce qui l’amène à collaborer avec des compositeurs ou des instrumentistes aussi différents que Marius Constant, David Moss, Ali N. Askin, le Quatuor Hélios… Il est compositeur résident à la Fondation d’Art H. Clews, et au Atlantic Center for the Arts (Florida) en compagnie de Robert Ashley. Il réalise des musiques pour des expositions, de la vidéo ou le cinéma. Ses musiques sont diffusées sur plusieurs radios et jouées dans divers festivals en Allemagne, Pays-Bas, Pologne,
Belgique, Suisse, Grande-Bretagne, Italie et France. Il collabore régulièrement avec le metteur en scène et écrivain Jean Lambert-wild sur différents projets : Splendeur et Lassitude du Capitaine Marion Déperrier, Drumlike (commande d’état) en 1999, Le Terrier de Franz Kafka en 2000, Aegri Somnia et Le Mur en 2002. Depuis 2007, il est compositeur associé à la Comédie de Caen - Centre Dramatique National de Normandie. Discographie : Un Cirque Horrifique / Le Poème Vorace ; Le Sommeil de la Raison Engendre des Monstres ; Drumlike ; Spaghetti’s Club - « Le point de vue de Lewis Carroll » ; Spaghetti’s Club - « La Conclusion » ; 87.1 The Eagle. Depuis 2001, Jean Lambert-wild & Jean-Luc Therminarias ont décidé d’approfondir leur collaboration artistique et signent Orgia de Pier Paolo Pasolini en 2001, Spaghetti’s Club en 2002 (pour lequel ils obtiennent la bourse Villa Médicis hors-les-murs), Crise de Nerfs - Parlez-moi d’amour en 2003, Mue - Première Mélopée en 2005. En 2007 ils écrivent Don’t Mess with Texas et préparent la mise en écho du Livre de Job.

Frédéric Révérend

Né en 1956. Après des études de théologie et de langues (anglais, allemand, suédois et aussi latin, grec, hébreu)... il se forme au théâtre avec Jean-Laurent Cochet, Alain Knapp. Au départ comédien, Frédéric Révérend travaille au Théâtre d’Evreux, où il traduit et met en scène trois pièces inédites de Jakob Lenz (Les Fragments du Fils) et crée un spectacle à partir des textes du Facteur Cheval (Hologramme pour un facteur idéal), puis il fonde la compagnie «Les Jaloux» et crée Tous les démons ne sont pas de l’autre monde, d’après Berbiguier de Terre-neuve du Thym ainsi que Le Sacre d’Alice. Il devient ensuite inventeur de jeux de société, scénariste et concepteur d’événementiels. Avec Thierry Roisin, il met en scène Saint Julien l’Hospitalier de Gustave Flaubert et entame une activité de dramaturge en collaboration avec divers créateurs contemporains. Il est actuellement dramaturge, auteur, traducteur, comédien et metteur en scène indépendant. En tant que dramatuge, il a travaillé avec François Rancillac Le Nouveau Menoza, Georges Dandin, La Folle de Chaillot (2002),
Le Pays lointain (2001), Les Dix Paroles (2004), Biedermann et les Incendiaires (2005), La Tectonique des nuages (2005) ; avec Thierry Roisin : Montaigne, Antigone, Woyzeck, Cheek to cheek (2001) ; avec Jacques Falguières Mademoiselle Julie (2005) ; avec Emmanuelle Laborit Grand Guignol (2005) ; avec Justine Schmidt Brûlures (1998). En tant que metteur en scène, il a créé Polichinelle de Duranty (2002), Le Concile d’amour de Panizza avec André Parisot (2004) et Kifélozof avec Damien Bouvet (2004). Comme comédien, il a joué dans les mises en scène de François Rancillac Cherchez la faute (2003-2006), de Michèle Heydorf Biedermann et les Incendiaires (2002), de Stéphane Olry Le Salon de lecture (2002). Il a écrit des chroniques d’exégèse biblique publiées dans l’hebdomadaire La Vie de 2003 à 2006 et est l’auteur de Des parents sur commande, éditions GES. Il est également traducteur de William Lashner, Jakob M. R. Lenz, Hendrik Ibsen, August Strindberg...

 
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Dgiz

Rappeur hors-normes, Dgiz multiplie les scènes depuis la sortie de son premier album atypique « DGIZ HORS » en 2002 : fruit de sa collaboration avec le DJ Junkaz Lou, concepteur de talent et Bernard Cavanna, directeur de l’E.N.M. de Gennevilliers et compositeur émérite. Les prix se succèdent : Victoire de la musique classique, Prix de la meilleure œuvre contemporaine 1998 puis Découverte Transmusicale de Rennes 2002, Vainqueur du Grand Zébrock 2003, Prix Attention Talents scène, Printemps de Bourges 2004 et Lauréat du Fair 2005. Dgiz défend un hip hop sans concession qui place l’art au dessus du produit. L’intelligence et la sincérité de ses textes sont un contre-exemple des dérives qui ont malmené le hip hop français. Accompagné du DJ Junkaz Lou, il s’entoure sur scène d’artistes de tous horizons : des instrumentistes comme Florent Maton, violon ; Sylvaine Helary, flûte traversière ; Médéric Collignon, bugle et voix ; des artistes de renom comme Hélène Labarrière, contrebasse ; Sylvain Kassap, clarinette ou Louis Sclavis, saxophone, et encore des ovnis inclassables comme Fantazio et Stephen Harrison, des slameurs comme Grand Corps Malade, Rouda, Arthur Ribo, des participants aux ateliers d’écriture qu’il anime depuis 2001. Freestyleur déchaîné, jamais en manque de mots, de rimes et d’ironie, Dgiz s’immisce partout, toujours à l’affût de nouvelles rencontres. Rappeur de cité, de cabaret, de salon bourgeois ou de squatt underground, son don d’ubiquité ne cesse de surprendre le public. Dgiz pratique le “rup” (rap d’utilité publique).
www.myspace.com/Dgizhors.

Jérôme Thomas

Jongleur d’abord formé au cirque avec Annie Fratellini et au cabaret, il s’oriente très tôt vers le jazz et collabore avec des musiciens comme Bernard Lubat, Carlo Rizzo, Marc Perrone, Pascal Lloret, Alfred Spirli, Jacques Higelin, l’ARFI, Trio Bravo, Andy Aimler et bien d’autres encore. Ces rencontres l’orientent vers une pratique de l’improvisation. Après avoir créé Artrio en 1988 avec Jean-Paul Autin et Carlo Rizzo, il interprète Extraballe, en 1990, solo chorégraphié par Hervé Diasnas puis en 1991 Kulbuto, une création collective. En 1993, il fonde ARMO (Atelier de Recherche en Manipulation d’Objets) / Compagnie Jérôme Thomas et produit avec celle-ci : Quipos, monde de cordes ; Hic Hoc, univers onirique ; Amani Ya Bwana avec la troupe d’acrobates kenyans les Jambo Mambo en 1996 ; Le Banquet avec le GR 12, groupe de recherche de la Compagnie ; «4» Qu’on en finisse une bonne fois pour toutes avec… ; IxBE d’après Extraballe avec Simon Anxolabéhère. En 2000, il met en scène un jeune jongleur de l’Ecole de Cirque de Moscou, spectacle présenté à LARC - Scène Nationale du Creusot, où il est en résidence. Ces spectacles tournent à l’étranger avec le soutien de l’AFAA. Créé en mai 2001 au Carré Magique de Lannion, Cirque Lili a ramené Jérôme Thomas vers le cirque, il le joue plus de 300 fois en France et à l’étranger. Il crée ensuite Milkday en 2003, et poursuit une recherche sur l’improvisation et la relation entre jonglage et musique avec Juggling Hands. En 2002, il met en scène Le Fil à la demande des musiciens Michel Aumont et Daniel Pabeuf (Prix de la Région Bretagne), puis en 2004, Le fil…et ses invités pour le Cirque Jules Verne d’Amiens et Pong avec Markus Schmid, mime suisse. En 2006, il crée Rain/Bow, arc après la pluie, ballet jonglé en deux parties pour dix artistes, la musique est signée par le compositeur autrichien Max Nagl. Pour concrétiser sa démarche artistique, il a été l’instigateur du premier Festival de Jonglage contemporain et improvisé, « Dans la Jongle des Villes », en 1996. Parallèlement à la création, et après avoir été professeur à l’École Supérieure des Arts du Cirque de Châlons-sur-Marne, Jérôme Thomas poursuit au sein de la Compagnie la transmission de sa pratique. En 2001, il a été directeur artistique des Arts de la Jongle à l’Espace Chapiteaux du Parc de la Villette dans le cadre de l’Année du Cirque. Jérôme Thomas a été membre du Comité d’honneur de l’année du Cirque. Il a reçu en 2003 le prix de la SACD pour les Arts du Cirque. ARMO/Compagnie Jérôme Thomas est en convention avec la DRAC Bourgogne.

Martin Schwietzke

Dès l’âge de 16 ans, il apprend et pratique le jonglage. Autodidacte, il travaille à partir de 1981 avec les Compagnies Malabar, Pot aux Roses, Archaos puis la Carérarie et l’ARFI. Il crée la Compagnie Métafolis avec Boris Loew et le bruiteur Olaf Augele : ensemble, ils explorent les univers sonores. Martin jongle et met en exergue sa réelle capacité à improviser, au son des fabuleuses mélodies de Michel Bismut. Ses rencontres avec Philippe Hothier pour le masque, Georges Appaix et Catherine Ress pour la danse lui permettent de développer une recherche originale. En 1992, il rencontre Jérôme Thomas et intègre la Compagnie. Il joue dans Quipos, monde de cordes ; Hic Hoc, univers onirique ; «4» Qu’on en finisse une bonne fois pour toutes avec… Aujourd’hui, son travail avec Jérôme Thomas se concentre autour de moments plus impromptus, en duo, où chacun est davantage jongleur-créateur qu’interprète comme dans Juggling Hands ou Les Hurluberlus. En 1997, il fonde la Compagnie Les Apostrophés avec Jérôme Tchouhadjian et crée en 1998 A Corps, pour deux solistes, spectacle pour un jongleur et un musicien. En 2000, suite à diverses collaborations avec le chorégraphe yann Lheureux, il joue dans Histoire d’Eux, une pièce pour jeune public, et pratique avec lui la danse improvisée. En 2001, il crée La Cour des choses, où un trio clownesque joue d’objets dérisoires et invente un univers à part. En juin 2002, il initie des rencontres improvisées avec le DJ Thierry Brinksma. Il poursuit aujourd’hui ce travail avec le gramophoniste Mathieu Ogier, qui joue l’anachronisme utilisant les techniques de mixage d’aujourd’hui sur un support d’antan : ensemble, ils présentent 78 tours de main à Helsinki, lors du 5-3-1, Festival of New and Experimental Juggling en 2003. Lors du Festival Cratère Surfaces 2003, il monte aussi Passage des Têtes en l’air, parcours où le public, conduit par une fanfare, découvre tour à tour trois jongleurs : Jörg Müller, Jean-yves Faury et Martin Schwietzke dans des lieux insolites de la ville. En 2004, il se lance dans la création d’une déambulation, Passage Désemboîté. Cette même année, Le Chai du Terral (Saint Jean de Védas) lui donne une carte blanche pour la réalisation d’Improvisation jonglé, il crée aussi Double Jeux avec la Cie Michel Bismut ; en 2006 Le dimanche les fleurs poussent plus vite, solo pour un jongleur et un batman, mis en scène par Sandrine Barciet. Parallèlement, il enseigne le jonglage sous forme de stages et dans des écoles de cirque, notamment à l’Ecole de Cirque de Stockholm. En plus des techniques classiques de jonglage, il y enseigne la « pratique des cercles », une démarche personnelle qu’il continue à développer, le travail d’improvisation et la liberté de mouvement du jongleur.

Stéphane Pelliccia

Depuis sa rencontre en 1999 avec Jean Lambert-wild, pour la création d’Orgia de Pier Pasolini, il mène un travail de recherche sur la voix électronique, en collaboration avec le compositeur Jean-Luc Therminarias. Ceci l’a amené à jouer dans les spectacles : Spaghetti’s club et Mue première Melopée ainsi que dans divers performances et concerts notamment : Des Xavantes aux Inuits en 2005 et L’université du sang vert en 2006. La collaboration se poursuit avec la création du Malheur de Job en janvier 2008. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique il intervient dans les réflexions du département Recherche et Egarement de la comédie de Caen. De 1988 à 1992, il s’est formé dans un atelier théâtre de province et pratique depuis le théâtre de rue. En intégrant la compagnie l’Acte Théâtral, il a joué dans les créations de Vincent Martin : Les Dutunnel, Le Grand Bodzoo, L’Arbramouche, Têtes de lecture et Tourbillon ; créations qui furent invitées par les grands festivals de théâtre de rue tel qu’Aurillac, Chalon-sur-Saône et Châlons-en-Champagne. Il a également participé de 1998 à 2000 à la Brigade d’Intervention Théâtrale du Théâtre de l’Unité, et a, avec cette compagnie, contribué aux créations des Petits Métiers et du Réveillon des boulons 1999 de Jacques Livchine et Hervée De Lafond.

 
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Les SMS Retrouvez les réponses des spectateurs aux questions compsés par Frédéric Révérend pour les séquences SMS du maleur de Job.
Le forum sur Le Malheur de Job - sur le site de La Comédie de Caen
Comédie de Caen. Direction Jean Lambert-wild. Visuel Stéphane Blanquet.
Dgiz
Page Myspace, site officiel
Stéphane Blanquet
Site
Jean Lambert-wild
Sur Théâtre-contemporain.net
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tournee
14 janvier > 1er février 2008
Création Comédie de Caen. Direction Jean Lambert-wild
29 févr. 2008
Théâtre de Cavaillon
3 avr. 2008
Espace Jean Legendre , Compiegne
10 > 11 avr. 2008
Théâtre d'Evry
15 avr. 2008
Théâtre de Chelles
29 > 30 avr. 2008
La Halle aux Grains - Scène nationale de Blois
20 mai 2008
Bonlieu - Scène nationale d’Annecy
02 oct. 2008
Volcan - scène nationale du Havre
 
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