| PATRICK PINEAU |
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| BERTOLT BRECHT |
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9 JAN > 2 FEV 2010 |
| Texte Bertolt
Brecht Traduction Magali Rigaill |
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Mise en scène Patrick
Pineau |
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© PIDZ |
| Durée du spectacle 1 h 10 | |
| Pour réserver ce spectacle : | |
| Réservation en ligne MC93 | |
| Billetterie en ligne de la Fnac | |
| Par téléphone : 01 41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h à 19h |
|
| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
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| La fiche spectacle | |
| Le dossier de presse | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
| MC93 Bogigny 1, bd Lénine 93000 Bobigny |
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A
lire ou relire |
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| Bertolt Brecht La Noce, traduction de Magali Rigaill, L’Arche |
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| Bernard Dort Lectures de Brecht, Seuil |
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| La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds. Bertolt Brecht | |
| Rencontres | |
| Brecht,
La Noce, une nouvelle traduction suivie d’un Cabaret avec Patrick Pineau, Magali Rigaill puis avec Nicolas Bonnefoy, Hervé Briaux et Sylvie Orcier. En partenariat avec L’Arche, samedi 23 janvier à 16 h à la MC93 |
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| Avec Brecht ! Lecture musicale en compagnie de Patrick Pineau et sa troupe. Dimanche 13 septembre à 15 h 30 à l’Espace Théâtre - Fête de l’Humanité, Parc de La Courneuve ; samedi 16 janvier à 15 h 30, à la Médiathèque Georges Brassens, Drancy ; jeudi 20 janvier à 18 h 30 à la Bibliothèque des Courtillières, Pantin. | |
| Avec La Noce, j’ai trouvé le moyen de faire du théâtre en tant que citoyen, un théâtre qui ne véhicule pas un message purement politique mais une réflexion sur la société qui nous entoure. Patrick Pineau | |
| A voir | |
| Projection de Festen de Thomas Vinterberg, mercredi 13 janvier à 20 h 30 au Magic Cinéma, Bobigny | |
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© PIDZ |
Sous
nos yeux, une fête qui tourne au vinaigre : drôle et ironique Dans La Noce, tout a été préparé comme il faut : mariés et invités ont revêtu leurs habits de fête, les hôtes ont prévu un repas de noce digne de ce nom, l’ami a préparé son discours. Les invités essaient d’être conciliants et sociables. Tout le monde tente de produire l’ambiance festive sans laquelle une noce ne saurait être réussie: on rit, on chante, on danse, on boit. Mais ces préparatifs et ces efforts ne parviennent pas à faire que la noce soit réussie. La pièce commence à peine que le repas est déjà, pour certains du moins, en partie gâché. Tout se passe comme si les hôtes et les invités ne parvenaient pas à se défaire d’eux-mêmes, ni à jouer vraiment le jeu. Il leur est trop difficile à chacun de cesser, ne serait-ce qu’un moment, d’être soi et peu à peu leurs forces pour jouer le jeu les abandonnent. La suite n’est que succession de ratés et de mini catastrophes qui prennent une ampleur grandissante. Brecht observe la manière dont les hommes se comportent les uns les autres et se gâchent mutuellement l’existence. Il n’y a vraiment pas de quoi rire. Et pourtant l’on rit, et l’on rit même beaucoup, comme si le parti pris de Brecht était le sérieux d’en rire et d’en faire rire, ce qui correspond à la définition de l’ironie. Magali Rigaill |
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La
Noce ou le théâtre à coups
de marteau. La Noce est, comme Baal, une des premières pièces de Brecht, et elle fait partie, avec Baal, de ces coups d’essai qui sont des coups de maître. Pourtant aussi novice que grand débutant, le jeune Brecht réussit le tour de force de tout à la fois découvrir et réinventer l’écriture théâtrale : il fait du théâtre comme Nietzsche fait de la philosophie, à coups de marteau. Quel marteau ? Le marteau est d’abord l’outil par excellence du charpentier bâtisseur de demeures et du menuisier fabricant de meubles. Parti du principe que pour être bien chez soi, il faut tout y faire soi-même, c’est ce même marteau que le marié de La Noce a manié pendant plusieurs mois, pour que tout soit parfait et fin prêt en ce jour de fête où la mariée et lui accueillent pour la première fois des invités chez eux, non sans fierté. L’idée de centrer le drame et les dialogues sur les meubles est de la part de Brecht un véritable coup de génie, qui bouscule et même transforme radicalement la fonction du décor. Le décor n’est plus décorum, simplement là, en second plan, mais il devient omniprésent et même en un sens occupe le devant de la scène, à la fois comme personnage et comme acteur de la pièce. Et il n’est plus laissé à la seule discrétion du scénographe de lui donner ou non un sens métaphorique ou symbolique, puisque ce sens est compris dans l’écriture même de la pièce : les meubles y sont, de fait, l’analogon des personnages et par voie de conséquence des relations humaines telles que la piéce les exhibe. Chaque meuble est comme le miroir de ces personnages et de ces rapports, rugueux, Épineux, mal rabotés. D’apparence trompeuse et de piètre qualité, bien décevants au fond, tous sentent mauvais et tous sont au final bons à jeter. La fête ne prend pas plus que la colle, les mariés et les invités ne se tiennent pas mieux que le mobilier, et craquent aussi, à leur manière. Il y a là un ratage et un gâchis collectifs, dont les meubles sont à la fois la cause, l’image et l’incarnation. Le marteau dans La Noce est aussi, comme celui de Nietzsche dans La génélogie de la morale, l’instrument du médecin qui sert à ausculter le corps du malade, pour vérifier ses réflexes, appuyer où ça fait mal, chercher où ça sonne creux, trouver ce qui cloche et ce qui ne tourne pas rond. L’examen clinique de ces personnages enfermés en huis-clos comme des rats de laboratoire, à l’occasion d’un évènement, la noce, qui les met en surexposition, donne un diagnostic sans appel. La famille, les amis, le mariage sont de véritables plaies. Les règles de savoir-vivre et l’attachement à la propriété sont un carcan, étouffant au point d’amener au bord de l’asphyxie. Les notions de faute, de responsabilité et le ressentiment qui en est le produit direct sont un poison violent d’autant plus dangereux qu’il est insidieusement et universellement distillé. La provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds. Bertolt Brecht Parce qu’il ne reste, de tout cela, pas grand-chose à sauver, le marteau devient dans La Noce, comme dans la philosophie de Nietzsche, l’arme du démolisseur, qui sert à détruire pour faire table rase. Les personnages eux-mêmes s’en servent les uns contre les autres : ils ne cessent de se blesser mutuellement, de se faire du mal, de se taper dessus, en mots ou en gestes, comme atteints d’une furie grandissante et de plus en plus dévastatrice. Mais à travers la pièce ce sont surtout les valeurs qui prennent un sérieux coup : la famille, le mariage, la virginité, la bienséance, l’amitié, la sacro-sainte propriété, le nationalisme, rien n’est épargné. Il y a dans le traitement administré par Brecht, quelque chose qui tient davantage de la purge, du lavement et de la saignée que de l’homéopathie. Brecht frappe, et frappe fort. Il va même jusqu’à démolir ce décor qui n’en est pas un, au point qu’à ce jeu là toute première représentation sera la dernière, à moins d’être prêt à out refaire pour le plaisir de pouvoir à nouveau tout défaire. Mais, comme lorsque Nietzsche fait de la philosophie, lorsque Brecht fait du théâtre à coups de marteau cela n’a rien d’assommant, bien au contraire : c’est dans un grand éclat de rire qu’il fait tout voler en éclat. Le marteau qu’il manie avec une force phénoménale est un humour ravageur et dévastateur. Il y a mê?me dans La Noce quelque chose de dionysiaque, en ce que l’ivresse, le chaos, la démesure, l’obscénité sont férocement jubilatoires pour les spectateurs, spectateurs que Brecht par son acuité place en quelque sorte dans l’oeil du cyclone, sans que pour autant ils ne puissent en sortir parfaitement indemnes. Ne nous y trompons pas cependant : la progression catastrophique de La Noce est en réalité une machine infernale, réglée comme du papier à musique, ce qui bouscule aussi l’art de la mise en scène pour le placer quelque part entre l’art du chef d’orchestre, l’art du cirque et l’art militaire. Le jeune Brecht fait au théâtre avec une pièce comme La Noce une entrée en scène fracassante sous forme de déclaration de guerre. Mais s’il est d’ores et déjà profondément révolutionnaire, des différents marteaux dont il se sert, aucun n’est encore celui de l’emblême communiste : c’est pourquoi La Noce s’appelle à l’origine La Noce et non pas La noce chez les petits bourgeois comme elle fût tardivement renommée. Magali Rigaill |
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Patrick
Pineau a suivi la formation du Conservatoire
National Supérieur d'Art Dramatique de Paris dans les classes de
Denise Bonal, Michel Bouquet et Jean-Pierre Vincent. |
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© PIDZ |
par Hannah Arendt – extraits |
Né en
1898, Brecht appartenait à ce qu’on pourrait appeler
la première des trois générations perdues. Les
hommes de cette génération, qui s’étaient
initiés au monde dans les tranchées et sur les champs
de bataille de la Première Guerre mondiale, inventèrent
ou adoptèrent ce terme parce qu’ils eurent l’impression
d’être devenus incapables de vivre des vies normales.
La normalité était une trahison de toutes les expériences
d’horreur, et de camaraderie dans l’horreur, qui avaient
fait d’eux des hommes, et, plutôt que de trahir ce qui
leur appartenait le plus incontestablement, ils préférèrent être
perdus – perdus pour eux-mêmes aussi bien que pour le
monde. Commune aux anciens combattants de tous pays, cette attitude
devint une sorte de climat d’opinion quand il apparut qu’ils étaient
suivis par deux « générations perdues » de
plus : la première, née à peu près dix
ans plus tard, au cours de la première décennie du
siècle, s’instruisait aux leçons assez impressionnantes
de l’inflation, du chômage massif, et de l’agitation
révolutionnaire, à l’instabilité de tout
ce qui était resté intact en Europe après plus
de quatre années de massacre ; la suivante, née encore à peu
près dix ans plus tard, au cours de la seconde décennie
du siècle, pouvait être initiée au monde par,
au choix : les camps de concentration nazis, la Guerre civile espagnole
ou les procès de Moscou. Ces trois groupes, nés entre
1890 et 1920, étaient assez proches les uns des autres en âge
pour ne constituer qu’un seul groupe pendant la Seconde Guerre
mondiale, que ce soit comme soldats, comme réfugiés
ou comme exilés, comme membres de mouvements de résistance,
comme prisonniers des camps de concentration et d’extermination,
ou comme civils sous une pluie de bombes, survivants de villes dont
Brecht, des dizaines d’années avant avait dit dans un
poème :
|
| Nous avons vécu, génération
légère, Dans des maisons qu’on disait indestructibles. (Ainsi nous avons élevé de longs buildings de l’île Manhattan, Et ces minces antennes devisant dont s’amuse la mer Atlantique.) De ces villes restera celui qui passait à travers elles : le vent ! La maison réjouit l’invité du dîner : il la vide. Nous savons que nous sommes de passage Et que ne nous suivra rien qui vaille qu’on en parle. _ |
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© PIDZ |
| Conversation avec Patrick Pineau |
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| Pourquoi mettre en scène cette pièce de jeunesse de Bertolt Brecht ? | |
Il y a plusieurs
raisons à ce
choix. D’abord ma fidélité à des actrices
et des acteurs avec lesquels je travaille depuis longtemps. Ce sont
eux qui me poussent à choisir certains textes en fonction de
ce que je les vois faire sur scène. J’ai aussi un grand
désir de me confronter à des pièces chorales et
musicales, ce qui est absolument le cas de La Noce, où je me
retrouve plus dans la position d’un chef d’orchestre que
dans celle d’un metteur en scène. Je crois aussi que tout
metteur en scène a un jour ou l’autre l’envie de
monter un Brecht. Après les dernières Élections
présidentielles je suis revenu vers cet auteur et j’avais
envie de présenter Arturo
Ui. Mais je me suis rendu compte à la
relecture que c’était un peu trop plaqué et pas
aussi pertinent que je l’avais cru. C’est à ce moment-là que
La Noce m’a paru plus intéressante. Cette pièce
acide, oeuvre de jeunesse quand Brecht n’était pas encore
dans l’Écriture de ses pièces didactiques et politiques,
qu’il commencera vers 1925 au moment où il se rapproche
du marxisme, touche à quelque chose de notre quotidien qui me
chagrine beaucoup car j’ai le sentiment qu’on nous construit
un monde de barrières, un monde cloisonné, un monde de
conventions sociales de plus en plus contraignantes. Avec La
Noce,
j’ai trouvé le moyen de faire du théâtre
en tant que citoyen, un théâtre qui ne véhicule
pas un message purement politique mais une réflexion sur la
société qui nous entoure. Enfin j’aime déplacer
le théâtre de salles en salles, des petites aux grandes,
de l’intérieur du théâtre au plein air des
tréteaux et j’ai donc envie de faire des spectacles qui
s’adaptent à ces mouvements. Il faut pour cela des spectacles
légers techniquement et économiquement. On peut installer
le matin et jouer le soir. Ce sont toutes ces raisons qui m’ont
guidées vers La Noce. |
|
| La pièce est écrite au sortir de la Première Guerre mondiale. Est-ce que cela doit être pris en compte par le metteur en sc?ène ? | |
Bien sûr
car c’est le
Brecht de Baal, de Tambours
dans la nuit, de Dans la jungle des villes.
C’est celui qui est plus proche de Verlaine et de Rimbaud que
de Marx. C’est le poète qui a vu la guerre de 1914-1918 et
son cortège terrifiant de violences et de morts. Brecht était
brancardier dans l’armée allemande. On sent qu’il
y a un désir de régler son compte au vieux monde qui
a produit cette boucherie militaire. Il veut aussi détruire
le vieux théâtre en donnant avec humour un bon coup
de pied dans les formes traditionnelles. Il fait du théâtre
dans le théâtre et s’accorde toutes les libertés
possibles. Il fait déjà oeuvre de distanciation, mais
sans qu’il y ait théorisation, c’est empirique
encore à ce
moment-là |
|
| N’y a-t-il pas aussi du cinéma dans la forme même de la pièce ? | |
Certainement
puisqu’on a la
sensation d’un long plan séquence cinématographique
dans un lieu unique avec des personnages enfermés dans ce lieu
et, avec les acteurs nous avons travaillé à partir de
cette constatation. C’est donc à la fois un théâtre
très classique dans le fond et très nouveau dans la forme
car il mèle le cabaret, avec toute la précision des numéros
de magie, le cinéma et le théâtre. |
|
| Comment avez-vous travailllé sur les chansons qui sont inscrites dans le texte ? | |
Il n’y avait pas de partitions
jointes au texte. C’est Jean-Philippe François avec qui
je travaille depuis longtemps qui a composé la musique de la
Ballade de la chasteté. La seule chose qu’indique Brecht
c’est que c’est joué à la guitare sèche,
ce que nous avons conservé. |
|
| Peut-on considérer qu’il y a une chorégraphie des corps dans votre mise en scène ? | |
Obligatoirement
car les corps racontent autant que les mots d’autant plus que certains personnages ne
parlent qu’apr?s vingt minutes de présence sur scène.
Il faut donc qu’il y ait une très grande écoute
des acteurs entre eux et cela passe énormément par des
attitudes corporelles. Nous avons travaillé les costumes aussi
comme des croquis de personnages. Tout est dessiné au fusain
comme chez Daumier. La mariée a été grandie, le
marié rapetissé, la mère du marié arrondie… On
utilise beaucoup les chapeaux pour les hommes car cela donne une allure. |
|
| Est-ce pour faire entendre ce Brecht moderne empêcheur de tourner en rond que vous avez fait faire une nouvelle traduction ? | |
Quand j’ai commencé à m’intéresser à la
pièce, j’ai relu la traduction vieille de trente ans et
je me suis souvenu de ce que disait Antoine Vitez sur la nécessité de
retraduire régulièrement les oeuvres du passé.
Je sentais des formules très datées et incompréhensibles
aujourd’hui. Je voulais faire redécouvrir la langue violente
du jeune Brecht. J’ai travaillé aux côtés
de la traductrice et nous avons pu faire un remarquable travail sur
le sens. Nous avons travaillé un an avec Magali Rigaill, qui
ne vient pas du sérail théâtral, en commençant
par une sorte de traduction littérale que nous avons modifiée
au fur et à mesure. Tout notre travail consistait à retrouver
le sens en acceptant l’acidité du propos. Il fallait tendre
l’écriture pour que chaque réplique file comme
une flèche qui atteint son but. C’est une écriture
très aiguisée qui apparaît aujourd’hui, qui
renforce peut-être le comique des situations sans affaiblir la
fable. Il fallait que ce soit un texte à dire, un texte pour
acteur. |
|
| Nouvelle traduction et nouveau titre… | |
Nous sommes
revenus au titre original que Brecht a modifié lors de la première représentation
de la pièce en 1926. Le titre que nous avons choisi est celui
de la période d’écriture qui offre plus de possibilités
d’ouverture de la pièce. Il s’agit vraiment d’une
noce, qui comme toutes les noces, devrait être un des plus beaux
moments de la vie des hommes et des femmes et qui ici devient un cauchemar
terrifiant. En insistant sur le fait que cela se passe chez des petits
bourgeois, cela prive la pièce de sa valeur universelle. En
1926, Brecht est très engagé contre cette classe petite
bourgeoise qui va être attirée par le nazisme puisqu’elle
est menacée par l’évolution du monde. En 1919,
ce sont les pesanteurs des conventions sociales contre lesquelles il
lutte. Ce n’est pas un hasard si la pièce était
destinée à Karl Valentin ; le génie du cabaret
alle¬mand qui détruisait aussi ses décors en même
temps qu’il dynamitait les structures sociales, les codes du
comportement en société. |
|
| Dans La Noce, les éléments du décor se déconstruisent en même temps que les rapports entre les personnages ? Y voyez-vous un rapport avec Gombrowicz ? | |
Bien sûr il y a un effet semblable.
On pourrait rêver de représentations qui verraient le
décor être véritablement détruit chaque
soir… Mais cela dépasse mes moyens budgétaires
! Chez Brecht, comme chez Gombrowicz le décor est un véritable
personnage. Dans La Noce, la nourriture joue aussi un « rôle » essentiel.
Il faut aussi dire que les personnages sont aussi anonymes que les
meubles. Il y a l’armoire, les chaises, la table et l’ami
du marié, le marié, la mariée, le père
de la mariée, la mère du marié… Ils sont
des archétypes sans état civil. Ils sont uniquement
leur statut social. |
|
| La pièce est assez brutale. Est-ce dû à la proximité de la guerre ? | |
Oui, car il
n’y a pas de sensualité mais
de la sexualité assez brute, de la bestialité presque.
La vulgarité est ici exposée avec une force incroyable.
Il n’y a pas une réplique qui ne soit pas efficace, qui
ne « pique » pas, qui n’agresse pas. C’est
sans doute pour révéler l’in¬humanité qui
gît en chacun de nous et que la guerre a fait surgir et qui a
même été encouragé au moment des tueries
dans les tranchées que Brecht se permet tous les coups destructeurs
dont il parsème la pièce. A l’origine, il voulait
la monter avec comme décor un ring de boxe ! On pourrait aussi
imaginer un décor ressemblant à un laboratoire car il
y a chez Brecht un côté scientifique regardant attentivement
ses souris de laboratoire s’agitant dans leur petit espace à expérience. |
|
| Brecht fait de l’autocritique ironique dans son texte… | |
Oui, il écrit
ce petit moment de dialogue incroyable : « – Avez-vous vu Baal hier soir au théâtre ? – Oui… C’est une belle saloperie. – Mais c’est une saloperie pleine de force… » Il reprend ici à son compte ce qui avait été dit et écrit après la publication de Baal. Mais cela prouve aussi que ses petits bourgeois vont au théâtre… et qu’il est assez fier de ce qu’il a écrit… |
|
| Votre nouvelle traduction et votre mise en scène rendent très perceptibles la violence de Brecht contre les institutions sociales. Qu’est ce qui vous a le plus intéressé dans ce tableau de chasse ? | |
Tout ce qui
est lié aux démons
qui habitent chacun des personnages. La mère qui est bloquée
dans un rapport mère-fils très lourd. La mère
voit encore et toujours son fils comme un petit garçon tout
au long de ce repas de noce. On sait que les rapports de Brecht avec
sa mère étaient très conflictuels. Dans la pièce,
il y a une infantilisation de ce jeune adulte et à un moment
une disparition inexpliquée de la mère. Une fois qu’elle
a nourri tout le monde, elle sort et ne revient plus sans que l’on
sache où elle s’est installée. Le pè?re
et les invités qui trouvent dans l’alcool un moyen de
se libérer des contraintes qui les étouffent. L’alcool
ici fait s’écrouler les barriè?res, révè?le
les non-dits, permet à la violence physique de s’exprimer.
Là encore on est dans la suite logique de la guerre, dans ses
conséquences. (…) Avec la paix, ces anciens combattants
doivent se contenir mais ils sont sous tension. Cette pi?èce
pose la question du rapport de Brecht avec les femmes, rapport tr?ès
ambigu si l’on en croit certains biographes de l’auteur. Je crois que le jeune Brecht tente dans cette piè?ce de se libérer lui-m?ême de toutes ces contraintes et qu’il a une vision tr?ès juste de cet étouffement post-conflit qui oblige chacun a retrouvé un mode de vie traditionnel alors que les cadres de ce code de vie ont explosé et que les hommes n’en ont pas vraiment conscience. C’est quelque chose de diffus que le génie poétique de Brecht a tr?ès bien senti. |
|
| Vous disiez que la piè?ce n’était pas politique dans le sens marxiste. Dans quel sens l’est-elle ? | |
Je crois que
Brecht dénonce
l’individualisme et l’enfermement qui menacent cette
société d’après-guerre.
Le petit couple de marié fait tout lui-même et ses
meubles en particulier. Il y a un isolement dans un tout petit confort
que
l’on construit tout seul. La pièce a créé un
scandale terrible en 1926 sans doute parce que Brecht dénonce
des valeurs autour desquelles on peut faire semblant de vivre normalement.
La crise économique de 1929 n’est pas encore arrivée,
mais la crise des valeurs bourgeoises est perceptible en Allemagne à ce
moment-là. Et cette crise est exposée très
crûment
dans La Noce. |
|
| Il y a quand même un happy-end ? | |
Après
avoir tout détruit,
le mariage, la virginité, la religion, les rapports familiaux,
les liens mère-fils… le couple de jeune marié libéré de
toutes les contraintes se retrouvent tels Adam et Eve… En état
de presque animalité et de désir brut, désir
quasi originel. Cà peut être considéré comme
une fin heureuse… mais une fois encore assez bestiale. Cette
noce macabre se termine peut-être bien, peut-être mal...
Chaque spectateur étant libre de son interprétation. à un
moment où le mariage revient à la mode, où
le contrat matrimonial quel que soit sa forme connaît un regain
d’intérêt il me paraissait assez sain de mettre
en scène cette pièce iconoclaste et dérangeante
qui ne repose sur aucune psychologie mais qui fonctionne comme un
bâton
de dynamite. |
|
| Conversation
réalisée
avec Jean-François Perrier, juin 2009 |
|
| Nicolas Bonnefoy l’ami du marié |
|
A l’issue de sa formation
au Conservatoire libre du Cinéma
Français, puis à Théâtre en Actes, il joue
notamment sous la direction d’Ariel Garcia Valdès Comme
il vous plaira de William Shakespeare, Jacques Lassalle Andromaque d’Euripide, L’Homme difficile d’Hugo von Hofmannsthal,
La Controverse de
Valladolid de Jean-Claude Carrière, La
Vie de Galilée de Bertolt Brecht, Pour
un oui, pour un non de Nathalie
Sarraute, Gérard Watkins La
Capitale secrète, André Engel
Le Roi Lear de William Shakespeare, Sylvie Orcier Le
Chaperon Uf de
Jean-Claude Grumberg. Il a aussi joué dans tous les spectacles
de Marc François de 1990 à 1996 Les
Mutilés d’Hermann
Ungar, As you like it de William Shakespeare, Les
Déliés de Marc François, Esclaves
de l’amour d’après
Knut Hamsun, Les Aveugles de Maurice Maeterlinck, La
Mort de Pompée
et Cinna de Pierre Corneille et Macbeth de William Shakespeare. Avec
Patrick Pineau, il joue dans Peer
Gynt d’Ibsen, On est
tous mortels un jour ou l’autre d’Eugène Durif, Les
Trois soeurs d’Anton Tchekhov. Au cinéma, il a tourné avec Marion
Laine Un Coeur simple d’après Flaubert et La
Personne aux deux personnes de Nicolas et Bruno. |
|
| Hervé Briaux le père de la mariée |
|
Il est sorti
du Conservatoire National Supérieur d’Art
Dramatique de Paris en 1980, après avoir suivi les classes de
Jean-Paul Roussilon, Michel Bouquet et Marcel Bluwal. Il a joué sous
la direction de personnalités aussi diverses que Francis Huster Le
Cid, Richard III, Lorenzaccio, Dom Juan ; Laurent Pelly La
Baye, La Danse de mort, En Caravane, Des Héros et des dieux, La Vie
et la mort du Roi Jean ; Isabelle Nanty Monsieur
Lacenaire, Madame l’abbé de Choisy, Une Maison de Poupée, L’Extravagant
Monsieur Labiche ; Roger Planchon Le
Radeau de la Méduse, No
Man’s Land ; Alain Françon Pièces de guerre d’Edward
Bond, La Remise de Roger Planchon et Georges Lavaudant L’Orestie,
La Mort de Danton, Le Fil à la patte, La Cerisaie, Fanfares,
El Pelele… Il a ainsi couvert toutes les époques et tous les genres d’Homère à Philippe Adrien, de Corneille à Ibsen, de Bond à Feydeau, d’Eschyle à Thomas Bernhard. Sous la direction de Patrick Pineau, il a joué dans Peer Gynt d’Henrik Ibsen, Les Barbares de Maxime Gorki, Tout ne doit pas mourir de Mohamed Rouabhi, Des Arbres à abattre de Thomas Bernhard, La demande en mariage, Le tragédien malgré lui, L’ours et Les Trois Soeurs d’Anton Tchekhov, On est tous mortels un jour ou l’autre d’Eugène Durif et la lecture d’extraits de la Correspondance de Flaubert. Au cinéma, il a tourné notamment avec Roger Planchon, Lionel Kopp, Ismael Merchant, Gilles Bourdos, Michel Deville, Patrick Pineau dans Georges Marshall et Marion Laine dans Un Coeur simple. |
|
| David Burzstein le mari de l’amie de la mariée |
|
Comédien,
metteur en scène, et chanteur, il a suivi la
formation du cours du Conservatoire d’Art Dramatique de Grenoble
où il a suivi les classes avec Abbès Faraoun. Puis
il a été engagé par Georges Lavaudant comme
comédien
au CDNA jusqu’en 1986 puis au TNP jusqu’en 1996 en passant
par la Comédie-Française avec Antoine Vitez. Au théâtre, il a joué notamment Shakespeare, Brecht, Labiche et Bourgeade avec Georges Lavaudant, Tchekhov avec Ariel Garcia Valdes, Corneille et Racine avec Jacques Rivette, Sophocle avec Christian Schiaretti, Pinter avec André Tardy, Marivaux avec Anne Courel, Brecht avec Yvon Chaix… Récemment, il a joué dans les mises en scène de Dromesko Arrêtez le monde je voudrais descendre ; de Françoise Coupat La Celestine de Rojas ; de Wladyslaw Znorko Les boutiques de Cannelle de Bruno Shulz ; de Serge Papagalli et Pierre-David Cavaz Néron et compagnie ; de Francis Aiqi Don Juan project de Leila Sebbar et Zoé Valdès. Sous la direction de Patrick Pineau, il a joué Les barbares de Maxime Gorky. Il a également collaboré à la mise en scène de pièces de théâtres pour Catherine Marnas et Serge Papagalli. Au cinéma, il a tourné sous la direction de Jacques Rivette La Belle Noiseuse, Raoul Ruiz, Micklos Jancso et Eric Rochant. Comme musicien, il a tourné avec Pavel Louguine au Chiapas (Mexique), a signé et composé des chansons, musiques de spectacles, notamment par la création et la mise en scène des spectacles du collectif qu’il a créé « Life is not a Picnic » (à part ça, ça va, Parlami d’Amor, Mexiconaporicain, Melting Pot, Lost, Opus Pocus, Music’olio...). Il a collaboré à la réalisation du dvd Papagalli fait son cinéma. |
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| Laurence Cordier la mariée |
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Elle a suivi
la formation du Conservatoire National Supérieur
d’Art Dramatique de Paris dans les classes de Catherine Hiegel
et Philippe Adrien. En troisième année, elle travaille
avec Lukas Hemleb puis Denis Podalydès. Au théâtre,
après avoir joué sous la direction de Georges Lavaudant
La Cerisaie d’Anton Tchekhov et de Luc Bondy Viol de Botho Strauss,
elle rencontre Patrick Pineau et joue dans Peer
Gynt d’Henrik
Ibsen, La Demande en mariage, Le tragédien malgré lui
et L’Ours puis Les Trois
soeurs d’Anton Tchekhov présentés à la
MC93 et On est tous mortels un jour
ou l’autre d’Eugène
Durif. Elle joue dans la mise en scène de Sylvie Orcier Le
Petit Chaperon Uf de Jean-Claude Grumberg. Au cinéma, elle a tourné sous la direction de Benoît Jacquot et Raoul Ruiz. Elle a tourné dans des téléfilms réalisés par Caroline Huppert, Jean-Daniel Verhaeghe et Jacques Maillot. |
|
| Anne Fischer la mère du marié |
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Après
avoir suivi une formation musicale (orgue et rythmique à Genève)
et lyrique à Vienne, elle se consacre maintenant de plus en
plus au théâtre. Comme comédienne, chanteuse ou pianiste, elle a joué sous la direction de Bernard Lotti Petite Suite Napolitaine de De Filippo et Le Bastringue de Karl Valentin ; de Gilberte Tsaï Le Gai savoir, Impromptu ou encore Noces de Bambou ; de Philippe Berling La Cruche cassée de Heinrich von Kleist ; de Marie-Christine Orry Cabaret Opérette et de Patrick Le Mauff Cabaret Schoenberg ou mélodie sur un tréteau. Elle collabore à la mise en scène et à la direction musicale des spectacles de Marie-Christine Orry Un Ange passe, La Grande chorale, Extérieur jour/intérieur nuit ; de Gilberte Tsaï Villégiatura, Le Gai savoir, Sur le vif 1, La Nuit blanche et Song. Elle compose également pour la scène pour Bernard Lotti, Philippe Berling, Georges Lavaudant La Mort de Danton, François Rancillac La Folle de Chaillot et Jacques Nichet La prochaine fois que je viendrais au monde et Pont de pierre et peau d’image. Elle rencontre la première fois Patrick Pineau lors de la création de Monsieur Armand dit Garrincha en 2001 pour un travail vocal et musical qu’elle effectue auprès des comédiens. Elle effectue, également, un travail vocal notamment sur des créations de Catherine Anne, Massimo Bellini, Guillaume Delaveau, Michel Didym, Georges Lavaudant, Georges Lavelli, Dominique Pitoiset, Marc Paquien, Laurent Pelly et Mathias Langhoff. Elle intervient auprès des élèves comédiens de conservatoires français et étrangers ou encore à l’Ecole du Théâtre National de Strasbourg et à l’ESTBA de Bordeaux. |
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| Aline Le Berre l’amie de la mariée |
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A l’issue
de ses études musicales, elle a suivi la formation
du Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris qu’elle
termine en 1996. En 3ème année, elle suit l’atelier
de Georges Lavaudant et jouera dans le spectacle Six fois deux. Au théâtre, elle a travaillé dans les mises en scène de Georges Lavaudant La Cour des comédiens, Ulysse Matériaux, La Cerisaie d’Anton Tchekhov ; d’Alain Françon Les Petites Heures d’Eugène Durif ; Yves Beaunesne Yvonne, Princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz, La fausse suivante de Marivaux ; de Jean Boillot Le Décaméron de Giovanni Boccaccio, Rien pour Pehuajo de Julio Cortazar, Le Balcon de Jean Genet ; de Valérie de Dietrich Gaspard de Peter Handke ; de Nathalie Richard Le Traitement de Martin Crimp ; Bernard Lévy Bérénice de Jean Racine et depuis plusieurs années maintenant avec Patrick Pineau Peer Gynt d’Henrik Ibsen, On est tous mortels un jour où l’autre d’Eugène Durif, L’ours, puis Les Trois soeurs d’Anton Tchekhov. Elle a tourné également pour la télévision (Reporters,…) et au cinéma dans Un camion en réparation d’Arnaud Simone. |
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| Laurent Manzoni le mari de l’amie de la mariée |
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Il a suivi
la formation de théâtre au Conservatoire National
Supérieur de Région de Toulouse (1984/86) et à l’École
nationale du Théâtre National de Strasbourg (1986/89). Au théâtre, il a joué dans les mises en scène de Daniel Mesguich Titus Andronicus de William Shakespeare ; de Philippe Sireuil L’Echange de Paul Claudel ; de Jean Lacornerie Scènes d’Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine et L’Histoire du soldat de Ferdinand Ramuz ; de Jean-François Peyret Duo Kafka d’après Kafka ; de Sophie Loucachevsky Pouchkine d’après Alexandre Pouchkine ; de Chantal Bronner Bonjour, maîtresse de Nicolas Bréhal ; d’Alain Milianti, Le Legs et L’Epreuve de Marivaux et Bingo d’Edward Bond ; de Georges Lavaudant Le Roi Lear de William Shakespeare, La Mort de Danton de Georg Büchner, Le fil à la patte de Georges Feydeau ; de Sophie Rappeneau Les Voisins de Michel Vinaver et Les âmes mortes de Nicolas Gogol ; de Jean-Louis Martinelli Andromaque de Jean Racine et Germania III d’Heiner Müller ; de Lukas Hemleb Kouprianov et Natacha de Alexandre Vvedenski, Voyages dans le chaos (textes russes) et Le Premier cercle, un opéra de Gilbert Amy d’après Alexandre Soljenitsyne, Pessah-Passage de Laura Forti ; de Jacques Lassalle Léonce et Léna de Georg Büchner, Sganarelle ou le cocu imaginaire et Le Mariage forcé de Molière, et aussi Le Misanthrope ; de Marc Betton La Mouette d’Anton Tchekhov ; de Patrick Sommier Dom Knigui, La Maison des livres, Pasta et Fagioli, La terrasse du sous-sol, Jesus Camacho 404 284 de Francis Marmande, Victor Segalen et Victor Hugo ; d’Agnès Bourgeois Seven Lears d’Howard Barker ; de Gilberte Tsaï Ce soir on improvise de Luigi Pirandello ; de Stéphane Braunschweig Les Trois soeurs de Tchekhov. Sous la direction de Patrick Pineau, il a joué dans Les Barbares de Maxime Gorki puis Peer Gynt d’Henrik Ibsen. Comme metteur en scène, il a monté Créanciers d’August Strindberg en 1987 à l’École Nationale du Théâtre National de Strasbourg. |
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| Babacar N’Baye
Fall le jeune homme |
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Il a suivi
une formation au Conservatoire d’Art Dramatique de
Montpellier dans les classes d’Ariel Garcia Valdès, Marc
Baylet, Françoise Bette, Hélène Catala, Elisabeth
Cecchi, Yves Ferry, Anne Fisher, Cécile Garcia Fogel, Philippe
Goudard, Dag Jeanneret, Georges Lavaudant, Anne Martin, Alexandre Del
Perugia, Christophe Rauck et Laurence Roy. Au théâtre, il a joué dans les mises en scène de Georges Lavaudant Un songe (Hamlet), La Rose et la hache (adaptation Carmelo Bene d’après Richard III) de William Shakespeare, El Pelele de Jean-Christophe Bailly ; de Luc Sabot Derniers Remords avant l’oubli de Jean-Luc Lagarce ; de Sébastien Lagord Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès ; de Jean-Claude Fall Clandestins d’Emmanuel Darley, La décision - Mauser de Bertolt Brecht ; de Moïse Touré Retour du Mali, Hommage à Léopold Sédar Senghor de Moïse Touré ; de Laurent Pigeonnat La tour de la défense de Copi. En 2005, il a joué dans Famille d’artistes et autres portraits d’Alfredo Arias et Kado Kostzer et dans la troupe du Théâtre des Treize Vents pour une carte blanche coordonnée par Jean-Claude Fall. |
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| Sylvie Orcier la soeur de la mariée |
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Au théâtre,
Sylvie Orcier a joué dans les mises
en scène de Patrick Pineau La
Demande en mariage, le Tragédien malgré lui d’Anton
Tchekhov ; de Georges Lavaudant La
Cerisaie d’Anton Tchekhov, El
Pelele de Jean-Christophe Bailly,
La Mort de Danton de Georg
Büchner,
Un fil à la patte de
Georges Feydeau, Fanfares de
Georges Lavaudant,
L’Orestie de
Eschyle, Tambours dans la nuit / La
Noce chez les petits bourgeois de Bertolt Brecht, Histoires
de France de Michel Deutsch, La
Cour des comédiens d’Antoine Vitez, Le
Roi Lear de William Shakespeare, Terra
incognita de Georges Lavaudant, Un
chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche, Platonov d’Anton Tchekhov ; de
Roger Planchon L’Avare de Molière ; de Jean-Hugues Anglade
Great Britain d’après Christopher Marlowe. En tant que scénographe, elle a travaillé avec Patrick Pineau Les Trois Soeurs d’Anton Tchekhov, On est tous mortels un jour ou l’autre de Eugène Durif, Des Arbres à abattre de Thomas Bernhard, Peer Gynt de Henrik Ibsen, Les Barbares de Maxime Gorki, Monsieur Armand dit Garrincha de Serge Valletti ; avec Annie Perret Fragments de théâtre I et II de Samuel Beckett. Elle a mis en scène Le Petit Chaperon Uf de Jean-Claude Grumberg en 2008. |
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| Annie Perret la mère du marié |
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Au théâtre,
Annie Perret a joué sous la direction
de Lukas Hemleb Pessah de Laura
Forti ; de Patrick Pineau Peer
Gynt d’Henrik Ibsen, Les
Barbares de Maxime Gorki ; de Georges Lavaudant
Un fil à la patte de
Georges Feydeau, Fanfares de
Georges Lavaudant,
L’Orestie d’Eschyle, Tambours
dans la nuit et La Noce chez
les petits bourgeois de Bertolt Brecht, Histoires
de France de Michel
Deutsch, La Cour des comédiens d’Antoine
Vitez, Le Roi Lear de William
Shakespeare, Terra
incognita de Georges
Lavaudant,
Pandora de Jean-Christophe
Bailly, Un
chapeau de paille d’Italie d’Eugène
Labiche, Platonov d’Anton
Tchekhov, Veracruz de
Georges Lavaudant, Richard
III de William Shakespeare, Maître
Puntila et son valet Matti de Bertolt Brecht, Palazzo
Mentale de Pierre
Bourgeade, Lorenzaccio d’Alfred
de Musset ; de Catherine Marnas Elise
et Marcel d’après
Marcel Jouhandeau, Les Céphéides de Jean-Christophe Bailly ; de Bruno Boëglin Septem
dies d’après
Gabriel Garcia Marquez ; de Daniel Mesguich Le
Hamlet de Shakespeare
d’après Hélène Cixous. En tant qu’assistante de mise en scène, elle a travaillé avec Sylvie Orcier Le Petit Chaperon Uf de Jean-Claude Grumberg ; Georges Lavaudant La Cerisaie d’Anton Tchekhov, El Pelele de Jean-Christophe Bailly, La Mort de Danton de Georg Büchner ; Michel Ferber Emmène-moi au bout du monde ! de Blaise Cendrars. Annie Perret a également mis en scène Fragments de théâtre I et II de Samuel Beckett. Elle a également été choriste sur le spectacle Oedipe-Roi de Sophocle mis en scène par Gabriel Monnet et a été collaboratrice artistique du chorégraphe Jean-Claude Gallotta dans La Légende de Don Juan de Claude-Henri Buffard. |
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| Régis
Royer le marié |
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Il a été formé au
Conservatoire National Supérieur
d’Art Dramatique entre 1993 et 1996, après avoir suivi
les classes de Dominique Valadié, Catherine Hiegel et Jacques
Lassalle. Il partage depuis sa carrière de comédien entre
le théâtre et le cinéma. Au théâtre, il a joué sous la direction de Gérard Maro Poil de carotte de Jules Renard ; de Roger Planchon Le Vieil hiver, Le Radeau de la méduse, No man’s land d’Harold Pinter, Le Triomphe de l’amour de Marivaux, La Dame de chez Maxim’s de Feydeau, Les Démons de Dostoïevski et Un Lourd destin de Charles Juliet ; de Georges Lavaudant Ulysse’s matériaux et Impression d’Afrique de Raymond Roussel ; de Jérôme Robart TES ; de Jean Boillot Le Balcon de Jean Genet ; de Lionel Spycher La suspension du plongeur ; de Jacques Lassalle La Madonne des poubelles ; de Victor Gauthier-Martin Le Rêve d’un homme ridicule d’après Dostoïevski, La Vie de Timon de William Shakespeare, Gênes 01 de Fausto Paravidino ; d’Alain Françon Platonov de Tchekhov et Guillaume Lévêque Nina, c’est autre chose de Michel Vinaver. Au cinéma, il a tourné avec Michel Deville La Lectrice et Roger Planchon Louis, Enfant Roi puis Lautrec. La Noce est sa première collaboration avec Patrick Pineau. |
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24 > 26 nov 09 |
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| 3 > 4 dec 09 L'Onde, Espace culturel, Vélizy-Villacoublay |
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| 8 dec 09 Théâtre en Dracénie, Draguignan |
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| 11 > 13 dec 09 CNCDC, Châteauvallon |
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| 4 > 13 fev 10 Les Célestins, Lyon |
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| 16 > 18 fev 10 Scène Nationale de Sénart |
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| 2 > 3 mars 10 Théâtre Angoulême, Scène Nationale |
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| 11 > 12 mars 10 Théâtre des Salins, Martigues |
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| 16 > 17 mars 10 Le Théâtre, Scène Nationale de Narbonne |
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| 18 > 19 mars 10 Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau |
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| 26 mars 10 La Ferme des communes, Serris |
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| 27 mars 10 Le Théâtre Louis Aragon, Tremblay en France |
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| 30 mars 10 Scène Nationale d’Albi |
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| 1 avril 10 Théâtre du Beauvaisis, Beauvais |
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