HELLO AMERICA
NICOLAS BIGARDS
Création et reprise
Deux spectacles en simultanée
16 > 20 OCT 2009
SUITE ET REPRISE
vendredi au mardi à 20h30, dimanche à 15h30
Salle Oleg Efremov
Chroniques du bord de scène,
saison 2
suite et reprise (juin 2009)

Conception, réalisation
Nicolas Bigards, Chantal de la Coste

Scénographie, images

Chantal de La Coste

Lumières
Pierre Setbon
Son, dispositif vidéo
Etienne Dusard
Musique Théo Hakola
Conseiller littéraire
Evelyne PieillerDramaturge Christiane Boy, Daisy Body
Assistante à la mise en scène Christèle Carlier

avec Raphaèle Bouchard, Clément Bresson,  Noémie Dujardin, Théo Hakola, Aurélia Petit, Sébastien Pouderoux

Coproduction
MC93 Bobigny, en passant

avec le soutien du
Conseil Régional d’Ile-de-France, La Spedidam
avec La participation artistique du Jeune Théâtre National

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Informations utiles
Durée en création
Pour réserver :
  TARIFS : 10 € et 5 €
tiret RÉSERVATION EN LIGNE
Par téléphone : 01 41 60 72 72
du lundi au samedi de 11h à 19h
Pour les relais : 01 41 60 72 78
Télécharger (format PDF) :
xx Le dossier de présentation
La fiche spectacle
Le plan d'accès
 
Pour en savoir plus : contacts
MC93 Bogigny
1, bd Lénine
93000 Bobigny
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Chroniques du bord de scène,
saison 2
Photos de la première partie - JUIN 2009
v tonelli
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© ArtComArt / Victor Tonelli
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autour du spectacle
Nocturnes balbyniennes
Jake Lamar, en résidence d'écriture, lira des extraits de Paris est une fête Ernest Hemingway, samedi 17 octobre à 18h
chroniques
Des compléments sur ces chroniques
LES CHRONIQUES DE JAKE LAMAR
 
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jackie bablet
hello america
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hello amrica
hello america
hello america
© Jakie Bablet
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Depuis 2007, Nicolas Bigards a entamé une expérience singulière de rencontres avec les habitants de Bobigny et de la Seine-Saint-Denis. Entouré d’une scénographe, de dramaturges, de musiciens, de comédiens, d’écrivains et des permanents de la MC93, il invite à partager sur le temps d’une
saison un processus de création. Tout a commencé avec Barthes, le questionneur… une façon d’interroger le théâtre, de créer un lien différent avec l’espace, les textes, les artistes, le public... Et de le faire sur un mode sensuel et sensible en permettant au spectateur de vivre une expérience à chaque fois unique car singulière. Installé au coeur même du dispositif scénique, au plus près du comédien, le public s’invente un parcours, et se laisse dériver à travers des
espaces clos ou ouverts.
Avec Les Chroniques du bord de scène, cette expérience se poursuit et évolue, à la recherche d’une forme « douce », passant par un processus de création lui-même singulier : un travail sur toute l’année qui mêle différents modes d’approche, sous forme d’atelier-théâtre et d’écriture, de rencontres, lectures ou concert avec le public, et des rendez-vous réguliers sur le plateau, répétés et joués quelques jours.
La Saison 2 des Chroniques est une traversée du rêve américain par le prisme de cette littérature typiquement américaine qu’est « le roman noir » et se poursuivra à partir de janvier 2010, pour la Saison 3 par un voyage dans l’oeuvre de John Dos Passos. Cet écrivain, témoin passionné des Etats-Unis pendant la période 1890-1925, romancier du réel et plus particulièrement des luttes de la gauche syndicale américaine, a produit une oeuvre remarquable et à l’écriture novatrice.
Tout au long de la saison, J ake Lamar, américain vivant à Paris depuis plus de quinze ans, accompagne ces Chroniques.
Il est en résidence d’écriture à la MC93.
 

QU’EST-CE QUE SONT LES CHRONIQUES DU BORD DE SCENE ?

Les Chroniques sont un processus de création singulier, sur le temps d’une saison, réunissant, autour d’un projet initié par Nicolas Bigards, une équipe artistique, les permanents du théâtre et le public à une réflexion commune.
Depuis Barthes le Questionneur, en 2007, s’est imposé à nous une autre façon d’habiter un théâtre, et pour le théâtre d’habiter une ville. C’est ainsi que sont nées Les Chroniques du bord de scène en 2008, de la nécessité de trouver un autre régime de rencontre avec le public, une autre manière d’interroger la scène.
Cela donne plusieurs spectacles, des conférences, des lectures, des répétitions publiques, des ateliers, c’est l’ensemble qui constituera « les chroniques ». Le processus n’est pas figé, il évolue, au gré des questions, des rencontres. Nous essayons de faire en sorte que cela soit le processus artistique qui détermine les moyens mis en œuvre, et non l’inverse. Rien n’est fixé d’avance. Ces chroniques permettent ainsi une grande réactivité, en prise directe avec les considérations et l’état d’avancé de nos réflexions, de nos sensibilités.
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LES CHRONIQUES,
CE SONT DONC
un questionnement sur notre monde, notre société à travers ses «mythologie». Nous interrogeons de manière sensible et poétique notre environnement, ce qui forge nos représentations, nos fantasmes.
des « petites formes », résultats de ce questionnement, répétées en peu de jours, jouées pour quelques représentations, et qui, à la manière d’une chronique, revient tout au long de la saison de manière récurrente, et à chaque fois différente.
une équipe constituée d’acteurs, de non-acteurs, de scénographe, de musicien, d’écrivain ainsi que l’ensemble des permanents du théâtre. L’équipe du théâtre est impliquée dans le processus artistique. C’est donc une volonté conjointe d’un théâtre et d’un metteur en scène de se donner un espace de travail et de réflexion différent.
- un rendez-vous singulier avec le public, en associant des habitants sous forme d’atelier ou de rencontre, se concrétisant ensuite par leur intervention lors de ces chroniques. Ils sont partie prenante du travail de réflexion et d’élaboration.
un questionnement sur l’espace et le temps du travail théâtral, en proposant des expériences sensibles aux spectateurs.
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L'ESPACE
Au cours du travail, nous est apparu une évidence. La « forme douce », la chronique impose une nouvelle écriture scénique. Nous devons faire une proposition qui permette une écoute particulière. Il s’agit d’inventer un espace propre à la forme littéraire. Un espace qui se réinvente à chaque proposition textuelle, qui prenne en charge une forme propre.
L’espace traditionnel, frontal, ne lui convient guère. L’écoute devient fixe et exclusive, crispée sur des objets intellectuels. « Ne vous est-il arrivé, lisant un livre, de vous arrêter sans cesse dans votre lecture, non par désintérêt, mais au contraire par afflux d’idées, d’excitations, d’associations ? En un mot, ne vous est-il pas arrivé de lire en levant la tête ? ». La réponse nous semble résider dans cette question de Roland Barthes. Inviter le spectateur à lever la tête, à se laisser dériver durant la représentation.
Mais dans quel espace ?
Comment répondre à l’écriture en fragment, à l’écriture « douce » ? Peut-être de manière très analogique, par un espace en fragment. Les spectateurs iraient d’un espace à l’autre, d’espace clos en espace clos. Une déambulation ? Une balade ? Une dérive ? Les fragments posés ainsi les uns contre les autres finiraient par produire une forme dont pourrait disposer le spectateur. Mais il faut à ces fragments une disposition adéquate, pour qu’il y ait du jeu entre eux, pour qu’ils travaillent entre eux, c’est-à-dire à la fois “entre soi”, mais aussi de l’un à l’autre. Ils sont à la fois fermés (plein d’un sens qui se suffit à eux-mêmes) et ouverts. Nous devons créer des espaces qui soient en même temps clos et ouvert.
Un espace acoustique.
C’est aussi par le son que cela doit passer, et donc par les sens, tous les sens. Peut-être travailler sur une disjonction du regard et de l’écoute pour retrouver de l’interruption et du court-circuit. Ne pas donner à « voir » le texte tout de suite, juste à l’entendre. Ménager un état. Parole de l’intime, une voix intérieure. Il faut que ça « moire » pour reprendre une expression de Barthes. Il faut que l’on puisse donner à voir sans montrer, que le décor “bâille” pour laisser deviner un corps, un geste, une action. L’endroit le plus érotique d’un corps n’est-il pas là où le vêtement bâille ? Rendre l’imagination aux spectateurs.
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xx Nicolas Bigards
Le théâtre chez Nicolas Bigards est une histoire de rencontres, de rencontres avec des comédiens, des metteurs en scène, des auteurs. Il connaît son premier "choc" de théâtre en assistant à une représentation des Derniers jours de l’humanité de Karl Kraus mise en scène par Philippe Delaigue qui deviendra ensuite son professeur. Il lui mettra le pied à l'étrier en 1991 en lui faisant rencontrer Wladislaw Znorko qu'il assistera sur La Cité Cornu avec comme interprète Bruno Boeglin. Cette double rencontre achèvera son entrée en théâtre. Son intérêt pour la scène devient alors exclusif et il le pratique comme comédien et comme assistant à la mise en scène. Il effectue son service national comme objecteur de conscience à la MC93 Bobigny en 1995 avec Jean-François Peyret.Cette rencontre augurera une longue complicité, il sera son assistant à la mise en scène, assistanat devenant peu à peu une véritable collaboration artistique durant dix ans : La Génisse et le Pythagoricien-2002, Histoire naturelle de l'esprit, et Projection privée/Théâtre public.- Sur des poèmes d'Auden - 2000, Un Faust-Histoire naturelle - 1998, Traité des passions III (Traité des couleurs), Traité des passions II (Notes pour une pathétique)-1996, Traité des passions Descartes / Racine -1995. En 2001, il co-réalise avec Jean-François Peyret Le vol au-dessus de l'océan, pièce radiophonique de Bertolt Brecht et Turing Machine en 1999 à la MC93. En juillet 2005, ils organiseront ensemble Ce soir on improvise mais c'est cet après-midi série de lectures avec des scientifiques, des écrivains et des philosophes, d'ateliers et de rencontres à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon dans le cadre du Festival d'Avignon.Enfin, le théâtre chez Nicolas Bigards est non seulement une histoire de rencontres mais aussi de fidélité, fidélité à un projet artistique, celui de la MC93. Patrick Sommier, partageant l'engouement de Nicolas Bigards pour Max Aub, lui a permis de créer Manuscrit corbeau en 2003. Puis, en 2006, la création française de Nothing Hurt de Falk Richter. Enfin, en 2007, c’est, avec Barthes le Questionneur que le projet artistique s’ancre sur la durée, se poursuivant avec Les Chroniques du bord de scène en 2008.
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Chantal de La Coste Messelière
Après avoir assisté le scénographe Nicky Rieti sur plusieurs mises en scène par André Engel et Jean-François Peyret, Chantal de la Coste-Messelière signe depuis 1997 les costumes et la scénographie de nombreux spectacles avec notamment Lukas Hemleb, Gregory Motton, Gilbert Amy, André Engel, Philippe Manoury,... Avec Nicolas Bigards, elle signe la scénographie et les vidéos de Manuscrit corbeaude Max Aub et de Nothing Hurts de Falk Richter, les petites formes Barthes, le questionneur et Chroniques du bord de scène saison 1 à la MC93 Bobigny.
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liens internet
Chroniques du bord de scène,
saison 2
Première partie en JUIN 2009
Retrospective
Chroniques du bord de scène , 1
2 et 3 - Saison 1
Barthes, le questionneur
Autour de Barthes
B, le questionneur
Le site d'Agnes de Cayeux
Le site de Marc Villard
Le site de Jérôme Charyn
Le site de Théo Hakola
Le site de Jake Lamar
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