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| La Flûte enchantée / Mario Tronco |
| Blackface / Orkater |
| Maison de poupée et Hedda Gabler / Daniel Veronese |
| Ballade catalane |
| Lecture et gastronomie |
| Piturrino fait le musicien / Carles Santos |
| 2666 / Alex Rigola |
| La Toison d'or / Karin Beier |
| 29 JAN > 21 FEV 2010 |
| 18 et 19 février à 20h salle Oleg Efremov |
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L’invité, Les Argonautes,
Médée Production Schauspiel Köln |
| spectacle programmé initialement le 6 ocotbre
2009, dans le cadre du Festival de la Rhénanie
du Nord-Westphalie Chers amis Nous sommes contraints de reporter la représentation de La Toison d’or Das Goldenes Vlies , un des comédiens, Carlo Ljubek s’étant blessé. Ce spectacle est basé sur la performance parfaite de quatre comédiens exceptionnels. Substituer Carlo Ljubek ou lui demander de tenir son rôle assis sur une chaise dénaturerait gravement la représentation. Nous travaillons avec le Théâtre de Cologne pour inviter La Toison d’or pendant le Festival Le Standard idéal 2010 . Nous vous prions de nous excuser. Patrick Sommier |
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Le spectacle était initialement programmé lors du Festival de La Rhénanie du Nord-Westphalie |
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© Christian
Brachwitz |
| Durée du spectacle 3 h | |
| Pour réserver ce spectacle | |
| Réservation en ligne MC93 | |
| SPECTACLE REPORTE vous pouvez reporter vos billets sur un autre spectacle ou être remboursé. Contactez le 01 41 60 72 72 entre 11h et 19h ou par mail reservation@mc93.com |
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| Par téléphone : 01 41 60 72 72 du lundi au samedi de 11h è 19h |
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| Pour les relais : 01 41 60 72 78 | |
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| La fiche spectacle | |
| Le dossier de présentation | |
| Le plan d'accès | |
| Pour en savoir plus : contacts | |
Quatre
des plus grands comédiens allemands (dont Maria Schrader) interprètent
cette tragédie qu’Ovide et Euripide inspirèrent
au XIXème siècle à l’écrivain autrichien,
Franz Grillparzer. C’est l’exil et l’exclusion qui
constituent ici le thème central de cette Médée
plus fragile mais tout aussi meurtrière dans la mise en scène
fulgurante de Karin Beier à Cologne. |
Vier
der größten
deutschen Schauspieler (darunter Maria Schrader) interpretieren diese
Tragödie. Diese schrieb der österreichische Dramatiker Franz
Grillparzer im 19. Jahrhundert, inspiriert von Ovid und Euripides.
Die zentralen Themen sind Exil, Ausgestoßensein und Isolation.
Die Kölner Regisseurin Karin Beier hat ihre Medea zugleich zerbrechlich
und doch mörderisch hart in einer atemberaubenden Inszenierung
umgesetzt. |
Interview et présentation par TV3sat |
Karin Beier
est née en 1965 à Cologne. À l’âge
de vingt-un ans, elle fonde avec Elmar Goerden la troupe de théâtre
Countercheck Quarrelsome (CCQ), avec laquelle elle modernise la mise
en scène de pièces de Shakespeare en langue anglaise
de manière radicalement nouvelle. À partir de 1988, elle
travaille comme metteur en scène au Düsseldorfer Schauspielhaus.
Deux de ses mises en scène sont invitées aux Rencontres
théâtrales de Berlin : Roméo et Juliette et Le
Songe d’une nuit d’été, une production en
plusieurs langues avec quatorze comédiens de neuf pays différents. À partir
de 1995 elle est metteur en scène à la Schauspielhaus
de Hambourg dirigée par Frank Baumbauer puis aussi aux Kammerspielen
de Munich lorsqu’il en a pris la direction. Elle a aussi travaillé,
notamment, à Hanovre, Bonn, Bochum et Zurich. À partir
de 1997, elle met en scène des opéras à Bremen,
Cologne, Bâle et Vienne. Depuis 2004, elle est metteur en scène
au Burgtheater de Vienne. En 2006 elle a reçu le Prix Nestroy
de la meilleure mise en scène pour Kleinbürger de Maxime
Gorki. Depuis le début de la saison 2007/2008, Karin Beier assure
la direction du Schauspiel de Cologne. Elle n’est ainsi pas seulement
retournée dans sa ville natale, elle est aussi revenue au Schauspiel
de Cologne, le théâtre dans lequel elle avait travaillé de
nombreuses fois sous la direction de Günter Krämer. |
Franz Grillparzer
(1791-1872) Fils d’un avocat à la Cour de Vienne, il étudie la philosophie et le droit. En 1813 il entre au service de la Cour impériale autrichienne. Là, il occupe diverses fonctions, à la bibliothèque impériale, au bureau de douane, dans l’administration financière et aux archives impériales. Ce n’est que temporairement qu’il est engagé comme directeur du Burgtheater. Au théâtre il n’a pas immédiatement connu le succès escompté, mais ses travaux ont bien au contraire le plus souvent déçu le public et la critique. Ce n’est que dans les dernières années de sa vie que ses mérites furent reconnus. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands dramaturges autrichiens. La Toison d’Or a été créée les 26 et 27 mars 1821 au Burgtheater de Vienne. |
La tragédie d'une rencontre entre des
cultures différentes: telle pourrait être le moteur de
la version du mythe antique de Médée que compose Grillparzer
(1791-1872) en puisant chez Ovide, Euripide et Sénèque.
Mais là où Euripide se contente de relater dans son prologue
l'histoire qui précède les dernières heures de
Médée à Corinthe, Grillparzer en fait une action
scénique. Il replace Médée dans son contexte d'origine
: fille de roi, dans un pays « sauvage », où vit
une société selon des règles et une éthique
qui lui sont propres. L'acte meurtrier de son père, qui tue
Phryxus pour lui arracher la toison d'or que celui-ci avait ramenée
de Delphes, déclenche la condamnation de la famille - Médée,
douée de prophétie, l'annonce dès le début.
Chez Grillparzer, Médée devient une sorte d'Amazone,
habitée d'une volonté féroce et intelligente,
qui affirme son indépendance : Quand elle s'éprend de
Jason, le grec à la reconquête de la toison d'or, elle
se décide en faveur de lui, contre son père et sa patrie.
Bannie, elle part avec Jason pour un pays inconnu. S'ouvrant sur son
arrivée dans la « civilisation », la pièce
met en scène la vie du couple dans le contexte d'une société qui
rejette radicalement ce qui lui semble étranger. Médée
essaie vainement de s'intégrer socialement en tant que femme, épouse,
mère, tandis que Jason souffre d'être lui aussi exclu
pour avoir amené une étrangère, et devient objet
de suspicion. Avant que Jason ne décide de la quitter pour Kréusa,
leur relation est comme empoisonnée. Médée est
en effet la dernière qui, malgré ses efforts, reste en
dehors de la vie sociale à Corinthe, même ses enfants
préfèrent la cour à la compagnie de leur mère.
La décision de tuer les enfants devient ainsi non seulement
un coup mortel contre un Jason rongé par l'ambition et à la
morale ambigue, mais la réaction à une déception
fondamentale : Médée sait qu'elle a échoué dans
sa tentative pour s'adapter et trouver une place. Ramenant la toison
d'or au temple de Delphes, elle se dérobe au jugement de l'humanité et
s'en remet à celui des Dieux. Avec quatre comédiens seulement, un décor épuré, une chorégraphie simple et un violoncelle qui rythme l'action et fonctionne en même temps comme le symbole de la civilisation grecque, Karin Beier trouve un ton bouleversant pour la tragédie : mêlée à une grande précision formelle, sa vision sociale et psychologique profonde témoigne d'une modernité étonnante, qui, jamais forcée, puise au contraire dans le texte. |
| Carlo Ljubek | |
Après une formation à la
Otto-Falckenberg-Schule de Munich, il a été engagé au
Münchner Kammerspielen de Munich et au Staatstheater de Wiesbaden.
Il a depuis 2002 joué dans plusieurs films. Il a joué dans
plusieurs pièces à la Schauspiel de Cologne sous la
direction de Karin Beier : Le Misanthrope, Die Nibelungen, Faust,
Spieltrieb. |
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| Maria Schrader | |
Elle a étudié au Max Reinhardt
Seminar de Vienne. Depuis des années, elle travaille en collaboration
avec le réalisateur de films Dani Levy. Ils ont écrit
ensemble plusieurs scénarii de films : I was on Mars, Stille
Nacht... Elle a aussi tourné, entre autres avec Doris Dörrie,
Max Fäberböck, Margarete von Trotta et Peter Greenaway. Elle
a reçu en 1995 et en 1999 le Deutschen Filmpreis et en 1999
l’Ours d’argent de la Berlinale de 1999 pour Aimée
und Jaguar. À l’automne 2007, elle a fait ses débuts
dans la réalisation avec Liebesleben d’après Zeruya
Shalev. Elle a joué dans plusieurs pièces à la
Schauspiel de Cologne sous la direction de Karin Beier : Der Gott
des Gemetzels, Die Kontrakte des Kaufmanns. |
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| Manfred Zapatka | |
Il a suivi la formation
de la Schauspielschule de Bochum. Après des engagements à Freibourg et à Essen,
il a connu un grand succès au Staatstheater de Stuttgart dans
les mises en scène de Claus Peymann, puis à partir de
1984, il travaille avec Dieter Dorn au Münchner Kammerspiele où il
est resté une vingtaine d’années. Parallèlement
au théâtre, il a joué de nombreux rôles au
cinéma comme à la télévision, incarnant
avec éclat le chancelier Helmut Schmidt dans Todesspiel. |
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| Patricia Ziolkowska | |
Née en Pologne,
elle est venue en Allemagne pour poursuivre sa formation à la
Westfälischen Schauspielschule
de Bochum. Ensuite, elle a été engagée successivement à la
Schauspielhaus de Bochum, à la Schauspiel de Hanovre, à la
Schauspielhaus de Hambourg, à la Volksbühne de Berlin,
au Théâtre de Bonn et à la Schaubühne de
Berlin dans une coproduction avec le festival de Salzbourg. Elle
a joué dans
plusieurs pièces à la Schauspiel de Cologne sous la
direction de Karin Beier : Die Nibelungen, Faust, Die Kontrakte des
Kaufmanns. Au cinéma, elle a tourné entre
autres dans les films Solino et Auf der anderen Seite de Fatih Akin. |
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